
150 gardes nationaux et 16 gendarmes accompagnés d'une pièce de canon quittent Quimper à quatre heures du matin et se mettent en marche pour Fouesnant[5]. Ils trouvent sur la place 1 000 à 1 100 paysans armés de Fouesnant, La Forêt-Fouesnant, Clohars-Fouesnant, Pleuven et Saint-Yvi. D'après le rapport de l’administration départementale les paysans tendent une embuscade aux patriotes alors que ces derniers parcourent un chemin creux, puis se replient après avoir lâché une décharge, poursuivis par les gardes nationaux qui en capturent plusieurs. Mais ce récit est contraire à la version de Jean-Marie Jézéquel commandant du détachement. Selon ses mémoires il n'y a aucune embuscade dans le chemin creux et une fois arrivés dans le bourg, les patriotes parviennent à convaincre les insurgés de mettre bas les armes. Mais alors que l'affaire semble se régler pacifiquement, Nédellec tue un garde national d'un coup de fusil pour avoir entendu ce dernier tenir des propos désobligeants à son encontre. Les patriotes ouvrent alors le feu et s'emparent du bourg au terme d'un court combat.