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Guerres de Vendée (296 événements)
Guerres de Vendée

(296 événements)

Mars
 
L’insurrection vendéenne éclate suite à la décision de la Convention d'une levée de 300 000 hommes « pour faire face à la baisse subite des effectifs des armées de la République due aux pertes, aux désertions mais surtout aux départs massifs des volontaires, levés l'année précédente pour la durée d'une campagne et qui, l'ennemi ayant été ramené aux frontières et même au-delà, estimaient pouvoir rentrer chez eux ».
03/03
500 à 600 jeunes gens du canton réunis par le district « pour prendre connaissance des modalités du recrutement du contingent local pour la levée des 300 000 hommes » manifestent leur refus de partir.
04/03
A Cholet, deux grenadiers sont blessés et les gardes nationaux répliquent en ouvrant le feu sur la foule, tuant entre trois et dix personnes. Le premier sang de la guerre de Vendée est versé.
11/03
Début des massacres de Machecoul, qui marquent le point de départ des guerres de Vendée.
12/03
Bataille de Saint-Florent-le-Vieil.
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Les insurgés s'emparent de Tiffauges.
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Les insurgés prennent sans combattre Challans, Les Herbiers, Mortagne-sur-Sèvre, puis s'emparent de Montaigu après un bref affrontement.
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3 000 insurgés du sud de la Vendée, menés par Charles de Royrand, Sapinaud de La Verrie et Sapinaud de La Rairie viennent prendre position aux Quatre-Chemins, à L'Oie, au carrefour des routes de Nantes à La Rochelle et des Sables-d'Olonne à Saumur.
14/03
Première bataille de Cholet. 15 000 paysans prennent d'assaut la ville de Cholet, défendue par seulement 500 gardes nationaux qui sont tous tués ou faits prisonniers.
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La Roche-sur-Yon est abandonnée par les patriotes et Palluau tombe aux mains des insurgés.
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Voulant en disputer le contrôle, la garde nationale du chef-lieu du département, Fontenay-le-Comte, surprise dans une embuscade, prend la fuite sans combattre.
15/03
Chantonnay et Clisson sont prises à leur tour[.
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Une colonne de 2 400 gardes nationaux commandés par le général Louis de Marcé sort de La Rochelle afin de réprimer l'insurrection en Vendée.
17/03
Première bataille de Chantonnay.
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La Convention nationale est informée des soulèvements qui agitent la Bretagne, l'Anjou, le Bas-Maine et le Poitou. Aussitôt celle-ci décrète la peine de mort pour tout insurgé pris les armes à la main ou porteur d'une cocarde blanche. Par un hasard du calendrier, le député Lasource rend un rapport le lendemain sur l'Association bretonne d'Armand Tuffin de La Rouërie. Les députés font le lien entre les deux affaires et en déduisent, à tort un complot ourdi par les nobles et le clergé.
18/03
Bataille de Pont-Charrault.
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Le général Louis de Marcé prend Chantonnay aux insurgés, puis elle avance vers Saint-Fulgent.
19/03
Bataille de Pont-Charrault, lors de la guerre de Vendée.
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La Convention décrète que toute personne prise les armes à la main ou porteuse d'une cocarde blanche serait jugée hors la loi et exécutée sous 24h.
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La colonne du le général Louis de Marcé est surprise au pont de Gravereau, près de Saint-Vincent-Sterlanges, et est mise en déroute par les forces de Royrand et de Sapinaud de La Verrie.
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Les insurgés s'emparent sans difficulté de l'île de Noirmoutier.
21/03
Première bataille de Pornic.
23/03
Les forces de La Roche Saint-André et La Cathelinière attaquent ensemble la ville de Pornic. Elles s'en emparent après un bref combat, mais les insurgés s'enivrent en fêtant leur victoire et sont surpris dans la soirée par un petit détachement républicain qui provoque la panique dans leurs rangs et les met en déroute. Environ 200 à 500 insurgés trouvent la mort, tués au combat ou exécutés après avoir été capturés. Accusé par Souchu et d'autres chefs d'être responsable de la défaite, La Roche Saint-André prend la fuite et est remplacé par un autre noble, François Athanase Charette de La Contrie.
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Pendant ce temps à Machecoul, en représailles à la défaite et aux exécutions de Pornic, le comité mis en place par Souchu fait fusiller 150 à 200 prisonniers patriotes.
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Le Conseil exécutif et le Comité de sûreté générale remettent le commandement des troupes chargées de la répression en Vendée au général Jean-François Berruyer. Ce dernier est épaulé par le représentant Goupilleau de Montaigu et 15 000 hommes sont envoyés en renfort.
24/03
Première bataille des Sables-d'Olonne.
27/03
Charette lance la contre-attaque avec 8 000 paysans et reprend le contrôle de Pornic.
29/03
Deuxième bataille des Sables-d'Olonne.
Avril
04/04
Une « armée d'Anjou » et une « armée du Poitou et du Centre » sont établies.
07/04
Le général Henri de Boulard sort des Sables d'Olonne avec 4 280 hommes.
08/04
Le général Henri de Boulard prend La Mothe-Achard, quartier général de Joly.
09/04
Le général Henri de Boulard entre à Saint-Gilles-Croix-de-Vie sans rencontrer de résistance.
10/04
Les républicains repoussent une contre-attaque des troupes de Joly devant Saint-Gilles.
11/04
Berruyer, parti de Saint-Lambert-du-Lattay, arrive à Chemillé où il rencontre les forces de d'Elbée. Les Républicains sont d'abord repoussés, mais les Vendéens abandonnent la ville et se replient sur Mortagne. Au nord, Bonchamps recule devant les forces de Gauvilliers et se replie sur la même ville. De son côté Stofflet affronte Leigonyer à Coron mais il doit à son tour battre en retraite sur Mortagne après trois jours de combat.
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Les républicains prennent Saint-Hilaire-de-Riez.
12/04
Les républicains entrent dans Challans, abandonnée par les insurgés.
13/04
Victoire des Vendéens à la bataille des Aubiers.
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Victoire républicaine à la bataille de Challans sur Charette.
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Henri de La Rochejaquelein, à la tête de 3 000 hommes, attaque et bat les troupes de Quétineau aux Aubiers.
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Le lendemain, les forces réunies de Charette et Joly contre-attaquent pour reprendre Challans mais sont repoussées.
14/04
Les républicains atteignent le bourg de Saint-Gervais et repoussent le lendemain une nouvelle attaque des forces de Charette et Joly. Cependant l'armée de Boulard, jugée trop isolée et éloignée de ses bases, reçoit ensuite l'ordre de battre en retraite.
15/04
Défaite vendéenne à Saint-Gervais.
19/04
Les chefs royalistes se jettent sur Leigonyer à Vezins et mettent ses troupes en déroute. Informé, Berruyer ordonne une retraite générale sur Les Ponts-de-Cé mais il laisse Gauvilliers isolé à Beaupréau.
20/04
Le général Beysser sort de Nantes avec 3 200 soldats. Il s'empare aussitôt de Port-Saint-Père, le quartier-général de La Cathelinière.
22/04
Victoire des Vendéens à la bataille de Beaupréau.
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Le général Beysser arrive devant Machecoul où l'armée de Charette, démoralisée par ses défaites à Challans et Saint-Gervais, se débande presque sans combattre et abandonne la ville aux républicains. René Souchu est capturé et décapité à la hache.
25/04
Les insurgés de l'île de Noirmoutier se soumettent après un débarquement des troupes de marine de l'escadre de Villaret-Joyeuse et une sommation du général Beysser.
26/04
Pornic, désormais isolée, est abandonnée par les insurgés. Tout le littoral est alors contrôlé par les républicains.
29/04
Bataille de Beaulieu-sous-la-Roche.
30/04
Bataille de Legé, pendant la guerre de Vendée.
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L'« armée d'Anjou » et l'« armée du Poitou et du Centre » s'unissent pour former l'Armée catholique et royale, mais sans commandement unifié.
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Les insurgés se structurent davantage en formant à Châtillon-sur-Sèvre un Conseil supérieur de la Vendée chargé d'administrer les territoires conquis et en réorganisant l'armée en trois branches :
♦ l'armée d'Anjou et du Haut-Poitou, surnommée la « Grande Armée » ou l'« Armée du Bocage », à l'est de la rivière Sèvre Nantaise et comptant 40 000 hommes dirigés par Cathelineau, Bonchamps, d'Elbée, Stofflet, La Rochejaquelein, Lescure et Lyrot ;
♦ l'armée du Centre, au cœur de la Vendée, comptant 10 000 hommes dirigés par Royrand, Sapinaud de La Verrie et Sapinaud de La Rairie ;
♦ l'armée du Bas-Poitou et du Pays de Retz, dite « armée du Marais », entre la Sèvre Nantaise et l'océan Atlantique, comptant 15 000 hommes commandés par Charette, Joly, La Cathelinière, Couëtus, Guérin, Savin, Pajot et La Roche Saint-André.
Mai
05/05
Bataille de Thouars, pendant la guerre de Vendée.
07/05
Victoire vendéenne au bataille de Saint-Colombin.
12/05
Bataille de Port-Saint-Père.
13/05
Bataille de La Châtaigneraie, lors de la guerre de Vendée.
15/05
Bataille de Palluau pendant la guerre de Vendée.
16/05
Chalbos repousse les Vendéens à repousse les Vendéens à Fontenay-le-Comte.
25/05
Prise de Fontenay-le-Comte par les Vendéens.
Juin
07/06
Victoire vendéenne à Doué.
08/06
Victoire vendéenne à Montreuil-Bellay.
09/06
Victoire vendéenne à Saumur.
25/06
Le général républicain Westermann reprend Parthenay.
28/06
Luçon résiste aux assauts des Vendéens.
29/06
Bataille de Nantes, pendant la guerre de Vendée.
Juillet
05/07
Les Vendéens reprennent la ville de Châtillon.
15/07
Défaite des Vendéens à la bataille de Martigné-Briand.
26/07
Bataille des Ponts-de-Cé (→ 28/07).
30/07
Deuxième bataille de Luçon.
Août
01/08
La Convention ordonne la destruction et l'incendie de la Vendée en état d'insurrection.
26/08
Les Républicains reprennent La Roche-sur-Yon.
Septembre
05/09
Défaite des Vendéens à la bataille de Chantonnay.
16/09
Défaite vendéenne à la première bataille de Montaigu.
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Bataille du Pont-Barré.
20/09
Bataille du Pont-Barré.
21/09
Deuxième bataille de Montaigu.
22/09
Victoire vendéenne à la bataille de Saint-Fulgent.
29/09
Les Vendéens sont repoussés à la Noirmoutier.
30/09
Première bataille de Noirmoutier.
Octobre
11/10
Bataille de Châtillon.
12/10
Charette prend Noirmoutier.
15/10
Défaite vendéenne bataille de La Tremblaye.
17/10
Défaite écrasante des armées Vendéennes par les Républicains à Cholet.
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La Rochejaquelein chef des toupes vendéennes est battu par les armées républicaines, lors de la bataille de Cholet.
18/10
Début de la Virée de Galerne, retraite de l'armée vendéenne après le désastre de Cholet.
26/10
Bataille d'Entrammes.
Novembre
02/11
Bataille d'Ernée.
03/11
Bataille de Fougères.
12/11
Les Vendéens prennent Avranche.
14/11
Après une première série de victoires, les Vendéens et les Chouans sont repoussés devant le port de Granville. Cet échec décourage les Vendéens qui contre l'avis des généraux et des Chouans décident de rebrousser chemin afin de regagner la Vendée militaire. Progressivement, les Chouans quittent l'armée royaliste et se cachent dans les forêts[29] ; Jean Chouan se replie dans sa forêt de Misedon.
18/11
Victoire vendéenne à la bataille de Pontorson.
21/11
Début de la bataille de Dol.
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Massacre d'Avranches : mise à mort par fusillade de 800 prisonniers vendéens par les troupes républicaines.
22/11
L'armée vendéenne, de retour de Granville, met en déroute le général Kléber à Dol et à Antrain.
27/11
Bataille de La Garnache.
Décembre
04/12
Echec du siège d'Angers par les Vendéens.
07/12
Deuxième bataille de Legé.
10/12
Bataille de Pontlieue.
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Les Vendéens prennent Le Mans.
11/12
Bataille des Quatre-Chemins.
12/12
Les Vendéens sont vaincus à la bataille du Mans. Massacre de plus 15 000 personnes par les Républicains.
13/12
Cernés par les troupes républicaines, affaiblis par les maladies, les Vendéens et les derniers Chouans encore présents sont écrasés à la bataille du Mans où 15 000 personnes sont massacrées.
16/12
Les Vendéens remportent une victoire à Ancenis.
23/12
Les Vendéens sont écrasés par Westermann à la bataille de Savenay. Fin de la Virée de Galerne.
31/12
Bataille de Machecoul.
Janvier
 
Alors qu'en Vendée militaire les Vendéens, écrasés lors de la Virée de Galerne, tentent de résister contre les colonnes infernales du général Turreau, au nord de la Loire des bandes de Chouans reprennent les armes dans les zones traversées par les Vendéens.
03/01
Défaite de Charette à Machecoul.
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Reprise de Noirmoutiers sur les Vendéens.
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Les forces de La Rochejaquelein et Stofflet sont dispersées par le général Grignon.
09/01
Le chef vendéen d'Elbée, fait prisonnier à Noirmoutier, est exécuté par les troupes révolutionnaires.
11/01
Bataille de Grasla pendant la guerre de Vendée.
12/01
Début des fusillades d'Avrillé et de la bataille de la forêt de Princé.
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Dans le Pays de Retz, Haxo déloge les troupes de La Cathelinière de la forêt de Princé.
13/01
Massacre de Legé ; 64 prisonniers de guerre et civils vendéens sont fusillés par les Républicains.
16/01
Turreau demande aux représentants en mission Francastel, Bourbotte et Louis Turreau, son cousin, de se prononcer sur « le sort des femmes et des enfants ». Il écrit à ce sujet que : « s'il faut les passer tous au fil de l'épée, je ne puis exécuter une pareille mesure sans un arrêté qui mette à couvert ma responsabilité ». Sa lettre reste sans réponse.
17/01
Les « colonnes infernales » de Turreau en Vendée.
19/01
Turreau fait parvenir ses instructions à ses généraux. La consigne est de passer au fil de la baïonnette tous les rebelles « trouvés les armes à la main, ou convaincus de les avoir prises », ainsi que « les filles, femmes et enfants qui seront dans ce cas ». Il ajoute que « les personnes seulement suspectes ne seront pas plus épargnées, mais aucune exécution ne pourra se faire sans que le général l'ait préalablement ordonné ». En revanche les hommes, femmes et enfants « en qui le général reconnaîtra des sentiments civiques » devront être respectés et évacués sur les derrières de l'armée.
23/01
Le représentant Laignelot dénonce à la Convention les massacres commis dans les environs de Challans par les troupes du général Haxo, mais sa lettre ne provoque aucune réaction.
28/01
Lors de l'attaque d'un groupe de pillards à Nuaillé, La Rochejaquelein est abattu par un tireur isolé.
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Blessé, La Cathelinière est capturé à Frossay.
Février
01/02
Les Républicains repoussent une attaque vendéenne contre La Roche-sur-Yon.
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Stofflet bat le général Crouzat à Gesté. Puis il s'empare de Beaupréau et reprend Chemillé.
02/02
Charette et Sapineau se rejoignent à Chauché où ils repoussent les colonnes de Grignon, Lachenay et Prévignaud.
06/02
Charette et Sapinaud attaquent et écrasent la garnison de Legé.
08/02
Carnot écrit à Turreau que « ses mesures paraissent bonnes et ses intentions pures ».
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Désormais à la tête de 4 000 à 7 000 Vendéens, Stofflet attaque Cholet. Bien que défendue par 3 000 hommes, la ville est prise, le général Caffin est blessé et le général Moulin se suicide. Cependant le général Cordellier arrive en renfort avec sa colonne et reprend la ville. Cholet n'est resté que deux heures aux mains des Vendéens, néanmoins, l’événement retentit jusqu'à Paris et provoque la colère du Comité de salut public qui menace Turreau.
09/02
Hentz et Garrau écrivent à nouveau au Comité que « quand la guerre de la Vendée sera complètement terminée, il n'y restera point d'habitants, puisqu'on y aura tout détruit. [...] Il faudra déclarer tout le pays confisqué à la République, sauf l'indémnité aux réfugiés, et le nombre de ces réfugiés est très faible, relativement au reste qui est coupable, qui a péri et qui périra ».
10/02
Défaite des Vendéens à Saint-Colombin.
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Le Comité de salut public dépêche dans l'Ouest les représentants en mission Francastel, Hentz et Garrau, qui sont investis de « pouvoirs illimités ».
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Charette et Sapinaud se heurent à la colonne de Duquesnoy qui les met en déroute. Les Vendéens se replient alors sur Saligny où les forces de Charette et Sapinaud se séparent.
12/02
Devant la Convention, Barère dénonce une « barbare et exagérée exécution des décrets », il reproche au général d'avoir incendié des villages paisibles et patriotes au lieu de traquer des insurgés.
13/02
Carnot somme Turreau de « réparer ses fautes », de mettre fin à sa tactique de dissémination des troupes, d'attaquer en masse et d'exterminer enfin les rebelles : « Il faut tuer les brigands et non pas brûler les fermes ».
14/02
Stofflet attaque Cordellier à Beaupréau, mais il est de nouveau battu.
18/02
Ne se sentant pas soutenu, Turreau présente sa démission mais elle est à refusée malgré les dénonciations des administrateurs départementaux.
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Hentz et Garrau écrivent au Comité de salut public que « tous les habitants qui sont à présent dans la Vendée sont des rebelles très acharnés. Les femmes, les filles, les garçons au dessus de douze ans sont les plus cruels ».
24/02
Les royalistes entrent dans Bressuire.
26/02
Bataille d'Argenton-Château.
27/02
800 personnes sont massacrés à La Gaubretière par les Colonnes infernales.
28/02
Massacre des Lucs-sur-Boulogne par les Colonnes infernales. 564 femmes et enfants sont massacrés dans l'église du Petit-Luc.
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Charette et Joly tiennent en échec les colonnes des généraux Cordellier et Crouzat aux Lucs-sur-Boulogne, mais les Républicains massacrent les habitants de la paroisse.
Mars
01/03
Deuxième bataille de La Roche-sur-Yon et fin du massacre des Lucs-sur-Boulogne, pendant la guerre de Vendée.
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Charette tente sans succès de prendre La Roche-sur-Yon.
02/03
Conduit à Nantes, La Cathelinière est guillotiné. Louis Guérin lui succède à la tête des Paydrets et rallie Charette.
05/03
Charette échappe à Haxo à la Viventière en Beaufou. Haxo traque alors sans relâche les troupes de Charette aux abois.
20/03
Bataille des Clouzeaux.
21/03
Haxo est tué lors d'un combat aux Clouzeaux. Sa mort déconcerte les Républicains et sauve Charette d'une destruction certaine.
Avril
01/04
Lequinio présente un mémoire au Comité de salut public, peu après une délégation de Républicains vendéens est reçue à Paris afin de réclamer la distinction entre le pays fidèle et le pays insurgé.
02/04
Massacre du château d'Aux (→ 03/04).
07/04
échec des Vendéens à la bataille de Challans.
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Charette attaque Challans sans succès.
19/04
Attaque des Moutiers-les-Maréchauxfaits par Charette.
22/04
Les chefs vendéens, Charette, Stofflet, Sapinaud et Marigny se retrouvent au château de la Boulaye pour unir leurs forces, en vain.
24/04
Grand choc de Chaudron.
30/04
Les Vendéens sont battus à Challans.
Mai
17/05
Tenu en échec par les troupes vendéennes, Turreau est finalement suspendu.
18/05
Virée de Galerne : campagne militaire de la guerre de Vendée se déroulant dans le Maine, en Bretagne, en Normandie et en Anjou (→ 23/12).
Juin
01/06
Victoire de Charette à la bataille de Mormaison.
02/06
Charette, Stofflet et Sapinaud réunissent leurs forces au village de la Bésilière, à Legé.
06/06
Forts de près de 10 000 hommes, les Vendéens attaquent Challans, mais ils sont repoussés par la garnison, qui ne compte pourtant que quelques centaines d'hommes. Cette défaite provoque une nouvelle désunion parmi les généraux vendéens qui se séparent quelques jours plus tard pour regagner leurs pays.
07/06
Les républicains abandonnent Saint-Florent-le-Vieil.
Juillet
10/07
Condamné à mort par un conseil de guerre le 29 avril, Marigny, malade, est fusillé à Combrand par des hommes de Stofflet.
17/07
Offensive menée par le général Huché, qui avec quatre colonnes s'empare de Legé et repousse une contre-attaque de Charette à La Chambodière, mais qui massacre aussi sur son chemin plusieurs centaines de villageois.
Août
16/08
Le général Alexandre Dumas est nommé commandant en chef de l'armée de l'Ouest.
Septembre
02/09
Bataille des Bauches.
05/09
Attaque surprise du camp de La Roullière par Charette.
07/09
Le général Alexandre Dumas en Vendée.
08/09
Bataille de La Roullière.
14/09
Prise du camp de Fréligné par Charette.
15/09
Bataille de Fréligné.
24/09
Deuxième bataille de Moutiers-les-Maréchauxfaits.
Octobre
23/10
Le général Alexandre Dumas démissionne après avoir dénoncé l'indiscipline et les exactions commises par ses troupes.
Décembre
01/12
Plusieurs députés du Maine-et-Loire, des Deux-Sèvres et de la Vendée présentent un exposé dans lequel ils dénoncent les massacres des populations civiles et préconisent une amnistie préalable des insurgés et de leurs chefs.
02/12
Ces recommandations sont suivies par le Comité de salut public et la Convention nationale adopte un décret promettant l'amnistie des insurgés vendéens et chouans qui auront déposé les armes d'ici un mois.
23/12
Deux ou trois émissaires des représentants en mission, Bureau de La Batardière, Bertrand-Geslin, et peut-être François-Pierre Blin, rencontrent Charette à Belleville. Charette et Sapinaud se montrent ouverts aux propositions de paix.
28/12
Charette à Belleville envoient à leur tour deux émissaires, de Bruc et Béjarry, qui rencontrent les représentants en mission à Nantes.
Janvier
11/01
Un accord est trouvé pour engager des pourparlers officiels.
12/01
Charette, Sapinaud et plusieurs de leurs officiers rencontrent les représentants en mission au manoir de La Jaunaye, à Saint-Sébastien, près de Nantes. Poirier de Beauvais, délégué par Stofflet, et Cormatin, le major-général de Puisaye, chef des chouans de Bretagne, sont également présents.
28/01
Stofflet signe et fait diffuser un manifeste rédigé par l'abbé Bernier condamnant le processus de pacification.
Février
17/02
Après plusieurs jours de discussions, un accord de paix est conclu à La Jaunaye entre Ruelle et Charette, suspendant la guerre de Vendée. Le traité n'est cependant signé que par les représentants républicains et n'est pas ratifié par les chefs vendéens. En contrepartie de la reconnaissance de la République et de la remise de leur artillerie, les insurgés obtiennent l'amnistie, la liberté de culte, une exemption d'impôts et de conscription pour une durée de dix ans, la reconnaissance de leurs propriétés, l'organisation d'un corps de 2 000 gardes territoriaux vendéens, le remboursement des bons émis durant la rébellion et dix-huit millions d'indemnités pour la reconstruction de la Vendée. La question de la libération du roi Louis XVII reste en suspens. Charette, Sapinaud et Cormatin acceptent le traité, mais ils ne sont pas suivis par certains de leurs officiers hostiles à la paix.
18/02
Stofflet arrive à son tour à La Jaunaye. Les représentants lui offrent les mêmes conditions de paix qu'à Charette et Sapinaud, mais il refuse catégoriquement de reconnaître la République.
22/02
Stofflet rompt les négociations et regagne l'Anjou.
26/02
Entrée de Charette à Nantes avec les républicains du général Canclaux.
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L'armée de Stofflet est l'objet de dissensions et plusieurs de ses officiers signent la paix, promettant de ne plus jamais prendre les armes contre la République.
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Charette et Sapinaud font une entrée solennelle dans Nantes et participent à un défilé réconciliateur aux côtés des généraux et des représentants républicains.
Mars
04/03
Stofflet et l'abbé Bernier publient une adresse contre les « ci-devant chefs de la Vendée devenus républicains ».
05/03
Stofflet fait arrêter Prudhomme, le chef de la division du Loroux, qui est condamné à mort et exécuté à coups de sabre pour avoir signé le traité.
06/03
Les Angevins pillent le quartier-général de Sapinaud à Beaurepaire, emportant ses deux canons, 60 chevaux et la caisse militaire. Sapinaud manque lui-même d'être capturé et doit s'enfuir à cheval. Stofflet envisage alors d'entrer en force dans le territoire de l'armée du Centre et de l'armée du Bas-Poitou afin de remplacer Sapinaud par Delaunay et Charette par Savin.
14/03
Les accords de La Jaunaye sont ratifiés par la Convention nationale.
18/03
L'armée du chef vendéen Stofflet bat les troupes de Canclaux à la bataille de Chalonnes.
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Stofflet attaque une colonne républicaine à Chalonnes-sur-Loire.
22/03
Stofflet est battu à la bataille de Saint-Florent-le-Vieil.
26/03
Stofflet signe un cessez-le-feu à Cerizay.
Mai
 
Charette reçoit à Belleville le marquis de Rivière, aide de camp du comte d'Artois, frère de Louis XVI, qui l'informe de l'imminence d'un débarquement royaliste en Bretagne avec l'aide de l'Angleterre et qui lui demande de faire diversion pour faciliter cette opération.
02/05
Stofflet signe la paix à Saint-Florent-le-Vieil, aux mêmes conditions qu'à La Jaunaye.
20/05
Charette, Stofflet et Sapinaud se réunissent au quartier-général de l'armée du Centre pour marquer leur réconciliation.
Juin
 
Charette est cette fois contacté par le comte de Provence, futur Louis XVIII, qui lui fait part de son souhait de venir se joindre à lui.
08/06
Malgré une nouvelle réunion de conciliation à La Jaunaye, la méfiance l'emporte et les deux camps se préparent à une reprise des combats.
24/06
Charette rassemble ses divisions à Belleville et annonce à ses troupes la rupture du traité de La Jaunaye et la reprise de la guerre. Cette décision soudaine, prise par Charette sans avoir consulté ni ses officiers, ni les généraux des autres armées vendéennes, est accueillie sans enthousiasme par ses hommes.
25/06
Charette attaque et prend par surprise le camp des Essarts.
26/06
Charette fait publier un manifeste annonçant la reprise des hostilités et dans lequel il prétend que des « articles secrets » du traité de La Jaunaye prévoyaient la libération de Louis XVII et le rétablissement de la monarchie.
27/06
Bataille de Beaulieu-sous-la-Roche pendant la guerre de Vendée.
28/06
Le chef vendéen Guérin surprend à Beaulieu-sous-la-Roche quatre cents Républicains escortant un convoi de dix mille rations de pain ; les trois quarts des Républicains sont faits prisonniers.
Août
 
Une partie de l'escadre anglaise stationnée devant Quiberon fait voile en direction des côtes vendéennes. Prévenu par le marquis de Rivière, Charette envoie plusieurs milliers d'hommes sur la plage du Pège, entre Saint-Jean-de-Monts et Saint-Gilles-Croix-de-Vie.
04/08
Le clergé réfractaire vendéen tient un synode au Poiré à l'initiative du vicaire général Jean Brumauld de Beauregard, envoyé par Marie-Charles-Isidore de Mercy, évêque de Luçon. Les décisions arrêtées marquent une volonté d'apaisement et une recherche de composition avec la République. Le clergé réfractaire vendéen commence alors à se démarquer de l'insurrection et à œuvrer en faveur de la pacification.
09/08
Massacre de Belleville. Exécution de trois cents prisonniers républicains par les Vendéens, sur ordre de Charette, en représailles des fusillades de prisonniers émigrés et chouans pris à Quiberon.
10/08
Pendant que les Vendéens parviennent à tenir à distance les garnisons républicaines locales, les Britanniques débarquent 1 200 fusils, de la poudre, 3 000 sabres, 300 paires de pistolets, 700 gargousses et deux pièces d'artillerie (→ 12/08).
22/08
Une flotte de 123 navires sous les ordres du commodore Warren sort de Portsmouth avec à son bord 5 000 soldats britanniques commandés par le général Doyle[288] et 800 émigrés emmenés par le comte d'Artois.
23/08
Après une halte aux îles d'Houat et de Hœdic, la flotte britannique arrive en vue de l'île de Noirmoutier, où elle songe à débarquer. Charette est informé de l'expédition, mais il fait savoir que Challans, Bouin, Beauvoir-sur-Mer et Machecoul sont tenus par les républicains et qu'il ne peut lancer un assaut sur l'île depuis les terres.
29/08
Après quelques échanges d'artillerie avec la garnison de Noirmoutier, la flotte britannique renonce et se porte sur L'Île-d'Yeu, plus faiblement défendue et plus éloignée des côtes.
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Le Comité de salut public nomme Lazare Hoche à la tête de l'Armée de l'Ouest, en remplacement du général Canclaux, qui a cédé son commandement pour cause de maladie.
30/08
L'Île-d'Yeu capitule et est aussitôt occupée par près de 6 000 soldats.
Septembre
14/09
Auréolé par sa victoire à Quiberon, Hoche reçoit les pleins pouvoirs du Comité de salut public, qui interdit toute intervention des représentants en mission présents sur place.
25/09
Charette, à la tête de près de 10 000 hommes, tente pour sa part de s'approcher du littoral en attaquant Saint-Cyr-en-Talmondais.
Octobre
03/10
Sapinaud reprend les hostilités et s'empare de Mortagne-sur-Sèvre.
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La flotte britannique fait une nouvelle tentative sur Noirmoutier, mais sans plus de succès. La garnison de l'île a entretemps été renforcée, passant de 1 000 à plus de 6 000 hommes, et les Anglais commencent à manquer d'eau.
04/10
Les troupes républicaines du général Boussard contre-attaquent et reprennent.
10/10
Les républicains occupent Saint-Philbert-de-Grand-Lieu.
11/10
Les républicains occupent Le Loroux-Bottereau et Clisson.
16/10
Les Anglais font un petit débarquement à Saint-Jean-de-Monts pour prendre contact avec Charette, mais le comte d'Artois renonce à venir le joindre.
24/10
Les républicains occupent Les Herbiers.
27/10
Les républicains occupent Pouzauges et Chantonnay.
Novembre
08/11
Le général républicain Charles-François Raoul sort de La Roche-sur-Yon à la recherche de l'ennemi. Près de Mouilleron-le-Captif, il tombe sur une colonne de la division du Pays de Retz, forte de 500 à 600 hommes, dont 60 à 80 cavaliers, qui partaient attaquer un convoi à Dompierre-sur-Yon et marchaient sans méfiance en chantant. La présence de Charette à la tête de cette colonne n'est pas certaine. Raoul place alors ses hommes en embuscade et surprend complètement les Vendéens qui prennent la fuite.
25/11
Sapinaud attaque sans succès Landes-Genusson.
27/11
Les Vendéens sont battus dans les Landes de Béjarry.
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Delaage bat Charette à Saint-Denis-la-Chevasse.
28/11
Les Vendéens sont battus à Saint-Denis-la-Chevasse.
Décembre
05/12
Le général vendéen prend d'assaut le camp des Quatre-Chemins à L'Oie, mais la contre-attaque de Watrin le met en fuite quelques heures plus tard.
24/12
Au village de Montorgueil, le général Charette donne l'ordre à Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière de tendre une embuscade à un convoi républicain sur la lande entre Belleville-sur-Vie et Les Lucs-sur-Boulogne. Selon le récit laissé par Lucas de La Championnière dans ses mémoires, les Vendéens restent longtemps embusqués et le convoi apparaît au moment où ces derniers, lassés, commençaient à se retirer. L'effet de surprise est manqué, mais les Vendéens se jettent sur le détachement patriote qui prend rapidement la fuite. Seuls quelques traînards sont tués. Cependant le chef de division François Pajot gagne à ce moment le champ de bataille et se rue à l'assaut mais il reçoit un coup mortel dans le bas-ventre.
26/12
Le Directoire lui donne le commandement de l'Armée de l'Ouest, de l'Armée des côtes de Brest et de l'Armée des côtes de Cherbourg qui fusionnent pour former l'Armée des côtes de l'Océan. La signature du Traité de Bâle avec l'Espagne lui permet également de recevoir des renforts de l'Armée des Pyrénées.
28/12
Le Directoire proclame l'état de siège dans toutes les grandes communes des départements insurgés.
Janvier
 
Signe la paix avec le général Willot, mais l'accord, jugé trop conciliant, est dénoncé par Hoche.
03/01
Charette tente une expédition en direction de l'Anjou afin de pousser Stofflet à le rejoindre dans la guerre, mais il est surpris à La Bruffière.
04/01
Charette tente de s'emparer de Tiffauges. Ses troupes sont complètement mises en déroute. Cette débandade achève de démoraliser les Vendéens : Charette est abandonné par la plupart de ses hommes et ne peut plus rassembler que quelques centaines de combattants.
15/01
L'adjudant-général Travot lui inflige une nouvelle défaite à La Créancière, près de Dompierre.
26/01
Stofflet, fait Lieutenant Général et chevalier de Saint-Louis, reste longtemps dans l'expectative avant de reprendre les armes sans illusion le 26 janvier sur ordre du comte d'Artois. Rejoint par seulement 400 hommes et par Sapinaud, il attaque sans succès Chemillé, puis perd son quartier-général de Neuvy-en-Mauges.
29/01
Stofflet est contraint de trouver refuge dans la forêt de Maulévrier.
Février
15/02
Avec l'accord de Hoche, des tractations sont menées avec Charette pour lui proposer de quitter la France.
20/02
Hoche fait connaître son refus de laisser Charette quitter la France.
21/02
Travot attaque La Bégaudière, entre Saint-Sulpice-le-Verdon et Saint-Denis-la-Chevasse, et met Charette en fuite.
23/02
Stofflet refuse de faire sa soumission et est capturé à la métairie de La Saugrenière, près de La Poitevinière.
25/02
Le chef vendéen Jean-Nicolas Stofflet est fusillé à Angers.
27/02
Travot se lance à la poursuite de Charette et le retrouve à Froidfond, où il lui inflige une nouvelle déroute.
Mars
23/03
Charette, à la tête de seulement une cinquantaine d'hommes, est surpris près des Lucs, à La Guyonnière, par la colonne de l'adjudant-général Valentin et rejeté sur celle de Travot qui le capture dans les bois de la Chabotterie, près de Saint-Sulpice-le-Verdon.
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Richard, chef vendéen des environs de Cerizay.
29/03
Charette, pris à Saint-Sulpice le 23 mars, est fusillé à Nantes.
Avril
28/04
Dans le Poitou, Jean Savin est capturé.
Mai
 
En Anjou, Charles d'Autichamp, le successeur de Stofflet, et Henri Forestier déposent les armes.
04/05
À l'armée du Centre, Vasselot, le successeur de Sapinaud, est pris puis fusillé.
24/05
Autichamp, qui a pris la suite de Stofflet, dépose les armes.
Juillet
13/07
Hoche annonce que « les troubles de l'Ouest sont terminés ».
16/07
Le Directoire proclame qu'« Il est enfin vrai de le dire aujourd'hui, cette guerre affreuse de la Vendée et des Chouans est éteinte ».
Septembre
14/09
200 chefs chouans et vendéens se réunissent au château de la Jonchère, près de Pouancé, défendu par 1 200 hommes et fixent une prise d'armes générale pour le 15 octobre. Le commandement est réorganisé : Suzannet succède à Charette à la tête de l'armée du Bas-Poitou et du Pays de Retz à l'ouest de la Vendée et au sud de la Loire-Inférieure, Sapinaud reprend son commandement de l'armée du Centre, tandis que Charles d'Autichamp, succède à Stofflet à la tête de l'armée d'Anjou.
Octobre
29/10
Suzannet, bien qu'à la tête de 3 000 hommes, est repoussé à Montaigu.
Novembre
02/11
Charles d'Autichamp attaque avec 6 000 à 8 000 hommes un détachement républicain qui trouve refuge dans l'église de Nueil-les-Aubiers.
04/11
Le général Dufresse arrive en renfort et avec seulement 600 hommes, il disperse les forces vendéennes à la bataille des Aubiers.
14/11
L'émigré Grignon, qui a supplanté Sapinaud, remporte un petit succès à La Flocellière.
15/11
Le général Gabriel d'Hédouville prend le commandement de l'armée d'Angleterre.
Décembre
28/12
Les consuls de la République proclament aux habitants de l'Ouest la liberté religieuse. Mais Bonaparte détache 30 000 hommes des frontières et les envoie dans l'Ouest, sous les ordres du général Guillaume Brune.
Janvier
16/01
Hédouville est remplacé par Guillaume Brune à la tête de l'Armée d'Angleterre, qui reprend bientôt son ancien nom d'Armée de l'Ouest.
18/01
Les chefs vendéens, Suzannet, d'Autichamp et Sapinaud, signent la paix à Montfaucon-sur-Moine.
Mars
13/03
Louis XVIII charge le duc Louis VI Henri de Bourbon-Condé d'aller soulever les départements de l'Ouest, en particulier la Bretagne et la Vendée. Cependant cette tentative se solde par un échec, les paysans refusèrent de se révolter et les rares personnes qui acceptèrent de prendre les armes se plaignirent rapidement de ne pas avoir touché leur solde promise par le duc de Bourbon. Quant au clergé s'il inquiéta l'administration impériale par son hostilité envers Napoléon, il ne prêcha pas l'insurrection. Finalement le duc de Bourbon renonça et partit se réfugier en Espagne.
Avril
09/04
Un décret impérial ordonna la mobilisation des gardes nationaux et des anciens soldats mis en congés. Il n'avait pas osé rétablir la conscription mais les paysans de l'ouest le prirent comme tel.
Mai
09/05
La frégate britannique L'Astrée, commandée par le capitaine Kitoë, arrive en vue des côtes vendéennes, avec à son bord Louis de La Rochejaquelein et la cargaison d'armes.
11/05
A La Chapelle-Basse-Mer, Suzannet et d'Autichamp décident de lancer les hostilités pour le 15 mai.
14/05
800 Vendéens sous les ordres de Robert s'emparent de Saint-Jean et de Notre-Dame-de-Monts, où 50 gendarmes et douaniers sont désarmés, et surtout des ports de Croix-de-Vie et de Saint-Gilles-sur-Vie.
15/05
25 000 paysans se soulèvent en Vendée militaire, Bressuire est prise. Les généraux impériaux Delaborde et Travot n'ont que peu de troupes à opposer aux insurgés, presque tous les régiments de ligne étant appelés à combattre aux frontières.
17/05
Un affrontement sérieux a lieu à Châtillon et Saint-Pierre-des-Échaubrognes où les 1 200 hommes du colonel Prévost sont battus par les 2 000 Vendéens d’Auguste de La Rochejaquelein et de Simon Canuel.
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Napoléon Ier apprend le soulèvement de l’Ouest. Afin de pacifier la contrée, l’Empereur crée l'armée de la Loire, composée des divisions des généraux Jean-Pierre Travot, Estève et Brayer, et met à sa tête le général Lamarque afin de remplacer Delaborde, tombé malade. De son côté, Fouché tente d'ouvrir des négociations avec les Vendéens par l'intermédiaire de Malartic, un ancien chef chouan, et de Flavigny et La Béraudière.
18/05
Les Impériaux entrent imprudemment à Saint-Pierre-des-Échaubrognes, sans avant-garde et sans flanc-garde. Ils tombent alors dans une embuscade tendue à l'intérieur du bourg par les Vendéens. Plusieurs soldats sont tués ou blessés à la première décharge et les autres tentent de se reformer. À l'extérieur du bourg, les Vendéens tentent également d'envelopper les Impériaux afin de les attaquer sur plusieurs côtés. Cependant ces derniers parviennent à se dégager grâce au manque de munitions de leurs ennemis et arrivent à Châtillon-sur-Sèvre, où ils se reforment. Constatant que les Vendéens n'ont plus de munitions, les Impériaux reprennent courage et s'établissent sur une position avantageuse près de Châtillon. Les renforts de Langrenière s'étant finalement retirés sans combattre, les Vendéens battent en retraite et se replient sur Saint-Aubin-de-Baubigné.
19/05
Le général Jean-Pierre Travot tente avec 900 hommes de s'emparer du convoi de munitions en route pour le bocage mais il se heurte à l'arrière-garde vendéenne commandée par Nicollon Desabayes qui parvient à résister suffisamment longtemps pour permettre la fuite des chariots.
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Bataille de L'Aiguillon, indécise. Le gros de l'armée vendéenne fort de 6 000 à 8 000 hommes occupe Palluau en vue d'attaquer Napoléonville (La Roche-sur-Yon) le lendemain.
20/05
Les Impériaux, à court de munitions, se replient sur Angers et Saumur. D'Autichamp en profite et prend Cholet sans coup férir. Les généraux vendéens élisent alors Louis de La Rochejaquelein comme généralissime.
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Après avoir songé à attaquer l’île de Noirmoutier, les Vendéens décident finalement de prendre Napoléonville (La Roche-sur-Yon). Mais Travot en est informé, et il attaque avec 1 000 hommes, les 8 000 Vendéens de Louis de La Rochejaquelein et Suzannet à Aizenay. Profitant de l'obscurité, les Impériaux mettent les Vendéens en déroute.
25/05
Bataille de Sainte-Anne-d'Auray, victoire des Chouans.
Juin
02/06
A Saint-Gilles, Grobon passe à l'attaque avec 300 hommes, dans l'attente de renforts, il fait retrancher ses troupes dans une chapelle.
03/06
Grobon est grièvement blessé par un tireur.
04/06
La Rochejaquelein, inquiet, fait cesser le débarquement et décide de gagner Saint-Jean-de-Monts. Il apprend que le général Estève marche à sa rencontre, et décide donc de gagner Les Mathes où le terrain est plus à l'avantage des Vendéens. La bataille s'engage, elle tourne à l'avantage des Impériaux, La Rochejaquelein est tué lors du combat. Battue, l'armée vendéenne se replie en bon ordre.
05/06
Bataille des Mathes, indécise, Louis de La Rochejaquelein est tué.
07/06
Grobon meurt à Nantes, des suites de ses blessures.
09/06
Les généraux vendéens se réunissent à Rocheservière pourélire un nouveau généralissime. Au terme du vote Sapinaud est élu à l’unanimité.
11/06
Lamarque, secondé par Brayer, quitte Nantes avec 3 000 hommes et fait sa jonction avec Travot à Machecoul.
12/06
Sapinaud décide de marcher avec le gros de l'armée sur la Vendée, une seconde force commandée par Auguste de La Rochejaquelein est envoyée prendre Thouars. Cependant Sapinaud démissionne rapidement par lassitude et nomme d'Autichamps pour lui succéder.
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Lamarque occupe Legé et Palluau.
17/06
Lamarque apprend que les Vendéens, au nombre de 8 000 et commandés par d'Autichamps, Sapinaud et Suzannet, sont à Rocheservière.
19/06
Le général Auguste de La Rochejaquelein, secondé par Duperrat, et à la tête de 3 000 hommes entre dans Thouars qui s'est rendue sans combattre. Mais le succès est de courte durée.
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Bataille de Rocheservière, nette victoire des Impériaux sur les Vendéens.
20/06
Les deux armées se rencontrent sur la lande de Grand-Collet. C'est une lourde défaite pour les forces vendéennes.
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Parti de Parthenay, le général impérial Henri-Pierre Delaage à la tête de 500 hommes et d'un escadron du 2e régiment de hussards reprend la ville aux Vendéens qui battent en retraite presque sans combattre.
21/06
Suzannet, grièvement blessé, meurt.
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Les vendéens apprennent la victoire de Napoléon à la bataille de Ligny le 16 juin.
26/06
Militairement vaincus, les Vendéens se retrouvent dans le camp des vainqueurs avec la fin de Napoléon à Waterloo et les derniers chefs signent la paix à Cholet.
Mai
24/05
Les royalistes vendéens et les Chouans se rallient à la duchesse de Berry et se soulèvent contre le roi Louis-Philippe Ier, qu'ils accusent d'usurper le trône des Bourbons, et prennent les armes pour renverser les Orléans.