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Sparte (382 événements)
Sparte

(382 événements)

 
Début de la liste des rois à Sparte.
 
Règne d'Agis Ier, roi de Sparte (Agiades).
 
Règne d'Échestrate, roi légendaire de Sparte (Agiades).
 
Eurypon, roi légendaire de Sparte (Eurypontides).
 
Règne de Léobotès, roi légendaire de Sparte (Agiades).
 
Prytanis, roi légendaire de Sparte (Eurypontides).
 
Fondation de la ville de Sparte (Lacédémone) par la réunion de quatre villages doriens. Règne du législateur mythique Lycurgue à Sparte.
 
Règne de Doryssos, roi légendaire de Sparte (Agiades).
 
Polydecte, roi légendaire de Sparte (Eurypontides).
 
Règne d'Agésilas Ier, roi légendaire de Sparte (Agiades).
 
Eunomos, roi légendaire de Sparte (Eurypontides).
 
Règne d'Archélas, roi légendaire de Sparte (Agiades).
 
Charilaos, roi légendaire de Sparte (Eurypontides).
 
Règne de Télècle, roi légendaire de Sparte (Agiades).
 
Début de la liste des éphores à Sparte.
 
Nicandre, roi légendaire de Sparte (Eurypontides).
 
Règne d'Alcamène, roi légendaire de Sparte (Agiades).
 
Première participation de Sparte aux Jeux olympiques.
 
Sparte conquiert la région voisine de Messénie et s'empare du territoire.
 
Création de la course de fond (7 à 24 stades) aux jeux olympiques. Elle est remportée par Akhantos de Lacédémonie.
 
Théopompe, roi légendaire de Sparte (Eurypontides).
 
Première victoire d’un athlète de Sparte aux Jeux olympiques.
 
Fin de la conquête de la Messénie par Sparte.
 
Fondation dans le sud de l'Italie de la cité de Crotone par des Achéens et des Spartiates.
 
Date traditionnelle de la fondation de Tarente par des Parthénies originaires de Sparte.
 
Règne de Polydore, roi légendaire de Sparte (Agiades).
 
Anaxandridas Ier, roi légendaire de Sparte (Eurypontides).
 
Victoire d'Argos et du roi Pheidon sur Sparte et le roi Agiade Polydore, à la bataille d'Hysiai pour la riche Thyréatide.
 
Règne d'Eurycratès, roi légendaire de Sparte (Agiades).
 
Instauration de la Grande Rhêtra à Sparte.
 
Zeuxidame, roi légendaire de Sparte (Eurypontides).
 
Règne d'Anaxandre, roi légendaire de Sparte (Agiades).
 
Léotychidas Ier, roi légendaire de Sparte (Eurypontides).
 
Règne d'Eurycratidès, roi légendaire de Sparte (Agiades).
 
Sparte met fin à la révolte des Messéniens, qui sont réduits en esclavage.
 
Archidamos Ier, roi légendaire de Sparte (Eurypontides).
 
Règne de Léon, roi légendaire de Sparte (Agiades).
 
Le contrôle du sanctuaire d'Olympie passe de Pisa à Élis, protégée par Sparte.
 
Règne de Léon et Agasiclès, rois de Sparte. Ils mènent une guerre désastreuse contre Tégée.
 
Agasiclès, roi légendaire de Sparte (Eurypontides).
 
Règne d'Anaxandridas II, roi légendaire de Sparte (Agiades).
 
Chilon devient éphore de Sparte.
 
Formation de la ligue du Péloponnèse.
 
Victoire des rois de Sparte Anaxandridas II et Ariston sur Tégée. Ils rapportent à Sparte les ossements d'Oreste. Le territoire de Sparte s'étend alors sur 7 500 km2, et correspond plus à un ethnos qu'à une cité normale. Il regroupe deux blocs distincts ethniquement et géographiquement, la Laconie et la Messénie. Sa population est divisée en citoyens de plein droit, périèques et hilotes. Les Spartiates ne forment qu'une minorité (maximum 10 000 hoplites mobilisables).
 
Ariston, roi légendaire de Sparte (Eurypontides).
Juillet
08/07
Victoire des rois de Sparte Anaxandridas II et Ariston sur Tégée. Ils rapportent à Sparte les ossements d’Oreste.
 
Victoire de Sparte sur Argos à la « bataille des Champions ».
 
Victoire de Sparte sur Argos à la « bataille des Champions », où, selon la tradition, deux corps de 300 hoplites se seraient affrontés. Le Spartiate Othryadès aurait donné la victoire à son camp en restant à son poste. Argos perd le contrôle de Thyréatide, plaine côtière au sud de la plaine d'Argos. Sparte devient la première puissance de Grèce. Elle s'allie avec Épidaure et Trézène.
 
Intervention de Sparte et d'exilés Samiens contre Polycrate de Samos. Après l'échec d'une attaque sur Samos et quarante jours de siège, les Lacédémoniens abandonnent les bannis qui mènent un raid contre Siphnos, puis s'établissent à Cydonia d'où ils sont chassés cinq ans plus tard par les Crétois alliés aux Éginètes.
 
Avènement de Cléomène à Sparte et début de l'expansionnisme spartiate.
 
Règne de Cléomène Ier, roi légendaire de Sparte (Agiades).
 
Les Ioniens de Platée, conseillés par Sparte, quittent la confédération thébaine pour se mettre sous la protection d’Athènes.
 
Début du règne de Démarate, roi de Sparte (Eurypontides).
 
Démarate, roi légendaire de Sparte (Eurypontides).
 
Chute du tyran Hippias à Athènes, obtenue par la famille des Alcméonides avec l’aide des Spartiates. La famille des Alcméonides, exilée par Pisistrate, rentre à Athènes à la demande de l’oracle de Delphes. L’aristocratie triomphe. La chute d’Hippias voit ensuite s’opposer deux factions, celle d’Isagoras qui représente l’oligarchie, et qui l’emporte au départ et la faction démocratique dirigée par Clisthène.
 
Chute de la dynastie des Orthagorides de Sicyone, à la suite d'une intervention de Sparte qui chasse le dernier tyran, Eschine, et réinstalle un régime oligarchique.
 
Echec d'une expédition dirigée par le spartiate Dorieus contre la cité indigène d'Égeste. Lui et sa troupe s'établissent alors dans un lieu nommé Héracléa, près du mont Éryx. Il est battu et tué par un assaut combiné des Élymes et des Carthaginois. Les survivants, dirigés par Euryléon s'emparent d'Héracléa Minoa, à l'embouchure de l'Halycos, colonie de Sélinonte, aux frontières du territoire d'Agrigente.
 
Echecs du spartiate Dorieus contre Carthage.
 
Clisthène, fils de Mégaclès de la famille des Alcméonides, et petit-fils de Clisthène, tyran de Sicyone, est élu archonte. Peu après le roi de Sparte, Cléomène Ier, s’empare d’Athènes avec l'aide d’Isagoras et du parti oligarchique et vraisemblablement avec l’appui des anciens partisans des Pisistratides. Isagoras fait exiler Clisthène et 700 familles qui lui étaient liées et tente d’imposer l’oligarchie restreinte des 300.
 
Isaporas fait appel aux Spartiates, qui sont repoussés par Clisthène, avec l'appui du
peuple.
 
Un soulèvement populaire chasse les Spartiates, met à mort Isagoras et ses partisans, et ramène Clisthène au pouvoir. Il entreprend alors les réformes qui entraînent la création de la démocratie à Athènes.
 
Sparte tente de nouer une coalition contre Athènes avec les Béotiens et les Chalcidiens. Ces coalisés sont battus par Athènes qui installe plusieurs milliers de colons en Eubée.
 
Premier congrès de la ligue du Péloponnèse. Le roi de Sparte, Cléomène Ier, se réconcilie avec l’ancien tyran d’Athènes, Hippias, qu’il avait pourtant contribué à renverser. Cette politique se heurte à l’hostilité des alliés de Sparte, Corinthe notamment, qui refusent de cautionner ce retournement d’alliance, ainsi qu’à Démarate, le deuxième roi de Sparte et collègue de Cléomène.
 
Le roi Cléomène Ier de Sparte refuse de soutenir la rébellion en Ionie.
 
Cléomène Ier de Sparte défait la ville d'Argos en Grèce, ne laissant aucun survivant
à l'issue du combat.
 
Léotychidas devient roi de Sparte (Eurypontides).
 
La ville grecque d'Égine, craignant la perte de ses échanges commerciaux, se soumet à la Perse. Le roi spartiate Cléomène Ier tente de punir Égine pour sa soumission aux Perses, mais l'autre roi spartiate, Démarate, le contrecarre.
 
Cléomène Ier est contraint de fuir Sparte lorsque son complot contre Démarate est découvert, mais les Spartiates lui permettent de revenir lorsqu'il commence à rassembler une armée dans les territoires environnants. Cependant, à ce moment-là, il est devenu fou et les Spartiates l'ont mis en prison. Peu de temps après, il se suicide. Il est remplacé comme roi de Sparte par un membre de la maison Agiad, son demi-frère, Léonidas.
 
Cléomène Ier de Sparte meurt en captivité, peut-être par suicide.
 
Le Congrès de l'isthme de Corinthe, sous la présidence de Sparte, rassemble un certain nombre de cités-États grecques, qui acceptent la fin de la guerre entre Athènes et Égine. Ils discutent également de la menace des Perses. Athènes n'est pas disposée à placer ses forces sous Sparte et son roi Léonidas. Gelo, tyran de Syracuse, veut un haut commandement, mais Sparte et Athènes refusent. Cependant, lors du Congrès, Gelo doit se retirer en raison des projets de Carthage d'envahir la Sicile. Enfin, Thémistocle accepte que la marine d'Athènes serve sous les ordres d'un amiral spartiate pour réaliser l'unité des États grecs. Néanmoins, Thèbes et Thessalie ne veulent pas soutenir Athènes contre les Perses et la Crète décide de rester neutre.
Juillet
 
La bataille des Thermopyles se termine par la victoire des Perses sous Xerxès. Son armée engloutit une force de 300 Spartiates et 700 Thespiae sous le roi spartiate Léonidas Ier. Les Grecs sous Léonidas résistent à l'avancée à travers les Thermopyles de la vaste armée de Xerxès. Pendant deux jours, Léonidas et ses troupes résistent aux attaques perses ; il ordonne ensuite à la plupart de ses troupes de battre en retraite, et lui et sa garde royale composée de 300 membres se battent jusqu'au dernier homme.
Août
 
Cléombrote Ier devient roi de Sparte (Agiades), succédant ainsi à son frère Léonidas Ier.
 
Cimon ioblige Pausanias à quitter Byzance et s'empare de la forteresse perse d'Eion.
 
Pleistarchos, roi de Sparte (Agiades).
Juin
 
Mardonios, général perse, lance une offensive sur l’Attique puis sur la Béotie. Il reprend Athènes, une nouvelle fois désertée par ses habitants, et renouvelle ses offres de négociations. Athènes appelle à l’aide Sparte, à qui il est reproché son attentisme alors que Mardonios marchait sur l’Attique. Sparte hésite mais la perspective d’une alliance entre les Perses et Athènes, qui se retournerait contre elle, la décide enfin à intervenir. Mardonios se replie en Béotie.
Août
27/08
Les Grecs sous le commandement d’Aristide le Juste et de Pausanias défont les Perses à la bataille de Platées. Mardonios est tué dans la bataille. Le butin est énorme car Mardonios avait la garde de tout le bagage de Xerxès Ier.
Septembre
 
Estimant la campagne terminée, les Spartiates rentrent au Péloponnèse mais les Athéniens, suivis par les Ioniens, libèrent Samos, cinglent vers l’Hellespont pour y rompre les ponts et, après un siège, prennent la ville de Sestos.
 
Une flotte grecque dirigée par le Spartiate Pausanias conquiert Byzance face aux Perses.
 
À Athènes, fortification de l'astu et reconstruction de la ville. Thémistocle ne tient pas compte de l'ambassade spartiate venue demander, sur un ton amical mais ferme, de renoncer à relever les murailles de la ville afin « d'éviter, en cas de retour offensif du Barbare, que celui-ci dispose d'une position sûre qui puisse lui servir de base d'opération ». Pendant ce temps, Thémistocle est à Sparte pour temporiser. Une fois rejoint par Habronichos et Aristide le Juste, il dévoile son jeu, étant désormais certain que les remparts ont une taille suffisante pour soutenir un assaut. Les Spartiates protestent alors de leur bienveillance et affirment que leurs propos étaient amicaux.
 
Malgré l'opposition des Spartiates, Athènes travaille à la refortification et à la reconstruction après la destruction de la ville par les Perses en 479.
 
Alors que Pausanias occupe Byzance, son arrogance et son adoption des vêtements et des manières persanes offensent les alliés et suscitent des soupçons de déloyauté. Pausanias est rappelé à Sparte, où il est jugé et acquitté de l'accusation de trahison, mais il n'est pas rétabli dans ses fonctions.
 
Le co-dirigeant spartiate Léotychide et le chef athénien Thémistocle dirigent une flotte et une armée pour réoccuper le nord de la Grèce et punir la famille aristocratique des Aleuades pour avoir aidé les Perses.
 
Condamné à Sparte pour avoir accepté un pot-de-vin de la famille Aleudae alors qu'il menait une expédition en Thessalie contre la famille pour sa collaboration avec les Perses, le roi spartiate Leotychidas s'enfuit au temple d'Athéna Alea à Tegea, Arcadie. Une sentence d'exil est prononcée contre lui ; sa maison est rasée, et son petit-fils, Archidamus II, monte à sa place sur le trône spartiate.
 
Cimon d'Athènes accroît son pouvoir aux dépens de Thémistocle. Il chasse Pausanias et les Spartiates de la zone autour du Bosphore.
 
Les Spartiates, apprenant que Pausanias intrigue avec les Perses, le rappellent et il est « discipliné ».
 
Mort du général Pausanias.
 
Archidamos II devient roi de Sparte (Eurypontides). Deux tendances se dessinent à Sparte entre ceux qui, autour de Pausanias, craignent l'expansionnisme athénien avec la Ligue de Délos, et le parti conservateur, hostile à la royauté et aux lointaines entreprises et inquiet de la montée en puissance d'Argos qui venait de se donner un régime démocratique et de détruire ses rivales Mycènes et Tirynthe. Ce dernier parti réussit à faire revenir Pausanias à Sparte où il est condamné, accusé de trahison au profit du roi des Perses. Il meurt de faim, emmuré dans le temple où il s’est réfugié.
 
Sparte fait face à des problèmes près de chez elle, principalement en Arcadie.
Juin
 
Un tremblement de terre détruit Sparte ; le gymnase s’effondre, tuant tous les éphèbes. Le cataclysme provoque la révolte des Hilotes.
Juillet
 
Le roi Archidamus II organise la défense de Sparte pour réprimer la rébellion.
 
Cimon propose à Sparte une aide militaire contre le soulèvement des hilotes en Messénie.
Juillet
 
Cimon cherche le soutien des citoyens d'Athènes pour aider Sparte. Bien qu'Ephialtes soutienne que Sparte est la rivale d'Athènes pour le pouvoir et qu'elle devrait être laissée à elle-même, le point de vue de Kimon prévaut. Kimon conduit alors 4 000 hoplites jusqu'au mont Ithome.
 
Après l'échec d'une tentative de prise d'assaut du mont Ithome, les Spartiates commencent à se méfier des Athéniens, craignant qu'ils ne prennent le parti des hilotes. Retenant leurs autres alliés, les Spartiates renvoyèrent Kimon et ses hommes chez eux. Cette rebuffade insultante provoque l'effondrement de la popularité de Kimon à Athènes. L'indignation suscitée par le licenciement fait basculer l'opinion athénienne vers les vues d'Ephialtes.
Avril
 
Rupture, entre Athènes et Sparte, de l'alliance de 481 av. J.-C.. Athènes s'allie avec Argos, traditionnelle ennemie de Sparte.
 
Argos se soulève contre Sparte. Athènes soutient Argos et la Thessalie. La petite force envoyée par Sparte pour réprimer le soulèvement à Argos est vaincue par une force conjointe athénienne et argosienne à Oenoé.
 
Début du règne de Pleistonax, roi de Sparte (Agiades).
Avril
 
Réaction de Sparte face aux succès athéniens. La cité lacédémonienne envoie une armée en Béotie ce qui permet à Thèbes de réaliser l'unité de la région. Après avoir écarté la menace phocidienne sur la Doride, l'armée spartiate attend les Athéniens en Grèce centrale.
Juin
 
Bataille de Tanagra. Sparte, Corinthe et la ligue béotienne, sont victorieux sur les Athéniens et les Argiens.
Mars
 
Athènes lance une expédition autour du Péloponnèse. Tolmides incendie les cales de Gythéion, le port de Sparte, ravage la Laconie et fait adhérer à la ligue Zacynthe et Céphalonie. Il prend Naupacte sur le golfe de Corinthe et en expulse les Locriens pour y établir des réfugiés Messéniens.
 
Début de la « Paix de trente-ans », entre Athènes et Sparte (→ -431).
 
Athènes, sous les ordres du général athénien Tolmides, envoie 100 navires autour du Péloponnèse et incendie la base navale spartiate de Gythion. En conséquence, Athènes obtient l'accord des villes achéennes pour rejoindre la Ligue Délienne. Les forces athéniennes attaquent ensuite les alliés spartiates dans le golfe Corinthien. Athènes est désormais en mesure de confiner Sparte au sud du Péloponnèse.
 
Nouvelle domination de la Messénie par Sparte.
 
Mort, au siège de Kition, de Cimon, symbole de la lutte athénienne et spartiate contre les Perses.
 
Projet d'un Congrès Panhelléniste à l'initiative de Périclès, opposition de Sparte.
 
Le roi de Sparte Pleistoanax est déposé et exilé car il est accusé d'avoir perçu de l'argent pour retirer ses troupes de l'Attique. Il est rétabli en 424 av. J.-C.
Mars
 
Intervention d'Athènes en Béotie contre les oligarques de Chéronée et d'Orchomène proches de Sparte, qui ont fait défection durant l'hiver. Athènes réagit et réduit la population de Chéronée en esclavage.
Juin
 
Soulèvement général de l'Eubée (sauf Carystos) contre Athènes, à la suite de la défaite de Coronée. Au moment où Périclès intervient avec une armée importante, une vaste coalition se forme pour soutenir la défection de Mégare et ravage la plaine d'Éleusis. Périclès réagit habilement en séparant les coalisés, certainement en achetant le roi de Sparte Pleistoanax, puis retournant en Eubée pour signer des traités avec les diverses cités précisant leurs droits et leurs obligations envers Athènes. Deux clérouquies sont créées à Chalcis et Oréos pour maintenir l'île dans l'obéissance.
Décembre
 
Paix de trente ans entre Sparte et Athènes.
 
Périclès signe le Traité de la paix de Trente Ans.
 
Sous la direction de Périclès, Athènes introduit une série de mesures (le « décret mégarien ») imposant un embargo économique sur Mégare pour violations des terres sacrées de Déméter. Selon les dispositions du décret, les marchands mégariens doivent être exclus du marché d'Athènes et des ports de son empire. Cette interdiction étouffe l'économie mégarienne et met à rude épreuve la paix fragile entre Athènes et Sparte, alliée de Mégare.
 
Athènes décrète le blocus de Mégare, alliée de Sparte.
 
La guerre est votée à Sparte contre Athènes.
Novembre
 
Congrès de la Ligue Péloponnésienne. Alliance entre Corinthe, Mégare et Sparte. La guerre contre Athènes est décidée, rompant la Paix de Trente Ans.
 
Le général spartiate Brasidas contraint Athènes à lever le siège de Méthone.
 
Brasidas devient éphore de Sparte.
Juin
 
60 000 hoplites péloponnésiens ou béotiens marchent sur l’Attique. Périclès fait venir à Athènes la population de l’Attique qui est ravagée par Sparte. Athènes, assiégée, est ravitaillée par la flotte.
Juin
 
Sparte envahit l’Attique pendant 40 jours. Archidamos II ordonne à ses soldats d'épargner les domaines de Périclès lors du pillage.
Décembre
 
Début du siège de Potidée par les Athéniens.
 
Victoires navales athénienne de Phormion, devant Patras et Naupacte, contre les corinthiens alliés de Sparte.
Juillet
 
Archidamos II, roi de Sparte, commence le siège de Platées.
Août
 
Les Péloponnésiens attaquent sur terre et sur mer l’Acarnanie, Zacynthe et Céphalonie, pour isoler Corcyre, fermer le golfe de Corinthe et prendre Naupacte.
Octobre
 
Les Péloponnésiens (40 navires de Mégare et les équipages venus par voie de terre du golfe de Corinthe) tentent un coup de main contre le Pirée ; retenus par des vents défavorables, ils ne peuvent que s’attaquer à Salamine.
Juillet
 
Raid spartiate d'Archidamos en Attique.
Août
 
Athènes parvient à envoyer 100 navires le long de l’Isthme et dans le Péloponnèse en y embarquant exceptionnellement les zeugites à côté des thètes et des métèques.
 
Début du règne d'Agis II, roi de Sparte (Eurypontides).
Juin
 
Les Spartiates envahissent l'Attique pour la quatrième fois et dévastent la zone autour de Marathon.
Juillet
 
Prise de Platées par Sparte.
 
Fondation de la colonie d'Héraclée Trachinienne par Sparte en Thessalie.
 
Agis II, roi de Sparte (Eurypontides).
Juin
 
Un tremblement de terre ayant constitué un mauvais présage, l’expédition de Sparte contre l’Attique fait demi-tour.
Mai
 
Sparte envahit l’Attique pendant 15 jours mais les troupes sont rappelées à la suite de l’occupation de Pylos par Athènes.
Août
 
La flotte athénienne, rappelée par Démosthène, revient de Kercyre, piégeant la flotte spartiate dans la baie de Navarin et les Spartiates de Sphacteria sont assiégés. Un cessez-le-feu doit être négocié, à la condition que les Spartiates cèdent leur flotte de 60 navires à Athènes. Cependant, Cléon fait échouer les négociations. Les Spartiates succombent alors face aux troupes athéniennes dirigées par Cléon et Démosthène lors de la bataille de Sphacteria. 120 Spartiates sont pris en otage et doivent être exécutés si les Spartiates envahissent à nouveau l'Attique.
Septembre
 
Selon Thucydide, les Spartiates, démoralisés par la défaite de Sphactérie, auraient massacré 2000 hilotes. Ces massacres sont le reflet de la peur des Pairs, qui sont de plus en plus minoritaires dans leur État.
Juin
 
Ambassade lacédémonienne à Athènes pour demander la paix.
Juillet
 
Cléon fait échouer les négociations avec Sparte.
Août
 
Brasidas intervient en Thrace à l’appel de Perdiccas II de Macédoine, à la tête de 1000 hoplites et de 700 hilotes affranchis, notamment pour lutter contre les Lyncestes. Il traverse rapidement la Grèce grâce à l’appui des Thessaliens. Il gagne par la diplomatie la faveur des cités de Thrace (Acanthos, Stagire, Amphipolis, Toronè). La défection des cités de Thrace est un grave échec pour Athènes, car, outre les mines de métaux précieux, elle perd d’importantes contributions et un approvisionnement en bois important pour la flotte.
Décembre
 
Thucydide, commandant l’expédition de la flotte athénienne en Thrace, ne peut empêcher la prise d’Amphipolis par le général lacédémonien Brasidas et est accusé de trahison4. Il est condamné à mort mais fuit et passe vingt ans d’exil en Thrace.
Mars
28/03
Trêve d’un an entre Athènes et Sparte1 négociée par Lachès. Mais en Thrace, Skionè et Mendè font défection et Brasidas ne respecte pas l’armistice. Au nord de l’Attique, Panacton est livrée par trahison aux Béotiens.
Avril
 
Défection de Mendè en Chalcidique, favorisée par Brasidas.
Juillet
 
Campagne difficile de Brasidas contre Arrhabaios, roi des Lyncestes.
Octobre
 
Les renforts du lacédémonien Ischagoras envoyés pour soutenir Brasidas en Thrace ne peuvent traverser la Thessalie.
Février
 
Brasidas échoue dans une tentative sur Potidée.
Mars
 
Expiration de la trêve d'un an entre Athènes et Sparte. Cléon, chef du parti favorable à la guerre, est élu stratège à Athènes. Il est envoyé sur le littoral de la Thrace avec trente galères, douze cents hoplites et trois cents cavaliers.
Mars
13/03
Athènes et Sparte (Pleistoanax) signent la paix de Nicias, conclue pour cinquante ans et fondée sur le statu quo ante bellum ; mettant fin à la guerre de dix ans, la première phase de la guerre du Péloponnèse), elle marque une trêve dans cette dernière. Athènes récupère les cités de Thrace et Panacton et doit rendre, entre autres, Pylos et Cythère. Les prisonniers de guerre seront rendus, l’accès aux sanctuaires panhelléniques est libéré (indépendance de Delphes). Thèbes et Corinthe refusent de signer.
Avril
 
Ambassade simultanée des Spartiates et des Argiens à Athènes ; manœuvres d'Alcibiade contre cette ambassade.
Juillet
 
Sparte est provisoirement exclue des Jeux olympiques.
 
Léon est nommé éphore de Sparte.
Novembre
 
Argos attaque Épidaure. Athènes envoie Alcibiade, avec 1000 hoplites. Sparte fait parvenir 300 hommes à Épidaure mais hésite à entrer en conflit ouvert avec Argos. Les Athéniens réintroduisent, à la demande d’Argos, des hilotes et des Messéniens à Pylos.
Juillet
 
Campagne de Sparte contre Argos. Reprise de la guerre du Péloponnèse.
Octobre
 
Négociations entre Sparte et Argos.
Novembre
 
Traité de paix et d'alliance entre Sparte et Argos.
Juillet
 
Alliance entre Sparte et Argos, où les oligarques prennent le pouvoir.
Août
 
Argos se déchire ensuite dans des luttes civiles, où chaque faction est soutenue par Athènes ou Sparte.
Décembre
 
Intervention lacédémonienne en Argolide pour détruire les fortifications construites par le parti démocratique avec le soutien d'Athènes.
Décembre
 
Les Argiens et les Athéniens marchent contre Ornée où Sparte a établi des aristocrates argiens en exil ; ils emportent la ville d'assaut, et tuent ou chassent la garnison lacédémonienne et les exilés.
Juillet
 
Alcibiade, mis en cause dans l’affaire des Hermès, est rappelé de Sicile. Il se réfugie à Sparte où il soutient une alliance entre Sparte et Syracuse contre Athènes. À Athènes, une centaine de personnes de l’aristocratie, sous le coup d’accusations mensongères, risquent la peine de mort. Le conseil des Cinq-Cents allait les soumettre à la torture, quand Andocide se dénonce lui-même avec garantie d’impunité. Vingt-deux personnes sont exécutées.
Avril
 
Les Spartiates marchent contre Argos jusqu’à Cléones, puis se retirent à la suite d’un tremblement de terre.
Mai
 
Les Argiens battent les Lacédémoniens à la bataille de Thyréa.
Août
 
La paix de Nicias est officiellement rompue, et les spartiates envoient Gylippe en Sicile. Après avoir recruté des troupes en Italie, il parvient en août à Syracuse, qui n’est pas encore prise.
 
Scandale à Sparte provoqué par la liaison de Timaïa, fille de Stilpon et femme du roi Agis II, avec Alcibiade.
 
Les cités de l'Eubée font part au roi de Sparte de leur désir de faire défection de la Ligue de Délos.
 
Endios est nommé éphore de Sparte.
Mars
 
Invasion de l’Attique par les Péloponnésiens et occupation de Décélie.
Avril
 
Occupation du dème de Décélie par les Spartiates du roi Agis II. Agis ravage depuis cette position toute l'Attique tandis que l'exploitation des mines du Laurion est arrêtée, ce qui ajoute aux embarras financiers d'Athènes. 20 000 esclaves des mines du Laurion profitent de la situation pour déserter.
Octobre
 
Fuite d’Alcibiade en Perse. Des conflits avec les chefs spartiates suscitent un complot visant à assassiner Alcibiade. Apprenant ce complot, il se réfugie auprès du satrape de Sardes Tissapherne et tente en vain de le gagner à la cause athénienne. Alcibiade offre alors aux Athéniens de leur apporter le soutien de la Perse s’ils acceptent de révoquer le décret de sa condamnation à mort. Sa proposition est acceptée et Alcibiade prend la tête de la flotte de Samos.
Novembre
 
Nouveau traité entre Sparte et la Perse.
Mai
 
Les Péloponnésiens attaquent l’Hellespont, pour couper Athènes de ses bases de ravitaillement. Dercylidas et Pharnabaze obtiennent la défection d'Abydos et de Lampsaque.
Juin
 
Le nouveau pouvoir athénien envoie une ambassade à Décélie pour demander la paix au roi de Sparte Agis ; celui-ci ne soutient pas les oligarques athéniens, espérant les faire capituler en attaquant la ville, mais l'opération échoue.
Juillet
 
Victoire navale des Lacédémoniens sur Athènes à la bataille d'Érétrie, qui entraine le soulèvement de l’Eubée.
Octobre
 
Le démocrate Alcibiade remporte une victoire navale à Abydos sur les flottes péloponésienne et syracusaine, commandées par Mindare et par Hermocrate.
 
Bien que la paix de Nicias soit toujours en vigueur, le roi Agis II de Sparte rassemble une forte armée à Philus et descend sur Argos en marchant de nuit depuis le nord. Ses forces alliées béotiennes lui font défaut, mais il parvient à conclure un traité avec Argos.
 
Alcibiade installe une garnison à Chrysopolis sous Théramène pour exiger une dîme de tous les navires en provenance de la mer Noire. Ces revenus permettent aux Athéniens de mettre fin au régime des Cinq Mille et de restaurer intégralement leurs institutions traditionnelles. La démocratie est restaurée à Athènes. Le nouveau démagogue Cléophon rejette les offres de paix faites par Sparte.
Avril
 
Athènes est victorieuse de Sparte sur terre et sur mer à la bataille de Cyzique.
Mai
 
Sparte, représentée par Endios, propose une paix fondée sur le « statu quo post bellum », avec échange de Décélie contre Pylos. Athènes, qui devrait renoncer à une grande partie de l’empire, refuse.
 
Pausanias Ier, co-roi de Sparte (Agiades).
Novembre
 
Bataille de Byzance. Les Athéniens feignent de lever le siège et la ville est prise après un combat avec la garnison lacédémonienne, grâce à la trahison de quelques habitants. Alcibiade reprend le contrôle des Détroits, ce qui facilite la levée des taxes.
Juillet
 
Trois ambassades spartiates dirigées par Endios, l'ami d'Alcibiade, sont envoyées à Athènes pour négocier la paix. Elles échouent.
Septembre
 
Lysandre nommé navarque de Sparte, rencontre à Sardes Cyrus le Jeune, fils cadet de Darius II. Alliance entre Sparte et les Perses.
 
L'amiral spartiate Lysandre refuse de se laisser attirer hors d'Éphèse pour combattre Alcibiade. Cependant, pendant qu'Alcibiade est parti chercher du ravitaillement, l'escadre athénienne est placée sous le commandement d'Antiochus, son timonier, qui est mis en déroute par la flotte spartiate (avec l'aide des Perses de Cyrus ) lors de la bataille de Notium (ou Éphèse).
 
Séduit par Lysandre, Cyrus promet d’accroître lui-même l’aide de 500 talents qu’il apporte de la part du Roi, de façon à porter la solde des matelots de trois à quatre oboles, ce qui permet de débaucher les équipages ennemis, moins bien payés.
Avril
 
Athènes est défaite à la bataille de Notion par Lysandre, navarque de Sparte. Alcibiade, qui n’est pas responsable de la défaite, mais n’a pas pu obtenir l’alliance des Perses, est destitué.
Avril
 
Callicratidas remplace Lysandre à la tête des armées spartiates et bloque dans un premier temps Conon dans Mytilène.
Juillet
 
Callicratidas est défait et tué à la bataille navale des îles Arginuses.
Août
 
Athènes a fait appel à toutes les classes de la société, aux métèques, à qui elle donne la citoyenneté, et aux esclaves, qui reçoivent liberté et citoyenneté. La flotte ainsi constituée réussit à battre la flotte de Sparte lors de la bataille navale des îles Arginuses.
Octobre
 
Procès des stratèges à Athènes ; aux îles Arginuses, si les Athéniens n’ont perdu que 25 navires contre 70 pour Sparte, la tempête et les hésitations du commandement empêchent les Athéniens de recueillir les noyés et de repêcher les cadavres. Les stratèges, de retour à Athènes, sont condamnés à mort en bloc et exécutés malgré l’opposition de Socrate, désigné par tirage au sort à la magistrature suprême du conseil.
 
Sparte demande la paix, ce que le chef athénien Cléophon rejette.
 
Lysandre rétablit les Éginètes expulsés par Athènes en 431 av. J.-C. dans leurs possessions.
 
Le roi spartiate Pausanias assiège Athènes tandis que la flotte de Lysandre bloque le Pirée. Cette action ferme la route des céréales via l'Hellespont, affamant ainsi Athènes.
 
Tandis que les Péloponnésiens assiègent Athènes, Théramène tente de négocier avec Lysandre. Il est absent pendant trois mois alors qu'Athènes est réduite à la famine. Puis il dirige l'ambassade qui négocie les conditions de capitulation face aux Spartiates.
Septembre
 
Le général spartiate Lysandre défait par la ruse la flotte athénienne conduite par Conon à la bataille d'Aigos Potamos.
 
Les Athéniens faits prisonniers, coupables de divers crimes de guerre et ayant décrété qu’ils couperaient la main droite de tous les prisonniers, sont mis à mort, à l’exception du stratège Adeimantos. Lysandre entreprend la conquête systématique de l’empire, à l’exception de Samos. Les Athéniens de l’empire sont renvoyés à Athènes, ce qui accroît le nombre de bouches à nourrir dans la ville assiégée. Les Athéniens tentent de résister. Ils accordent le droit de cité aux Samiens, les seuls qui leur soient restés fidèles, et renforcent les fortifications.
 
Libys, frère de Lysandre est élu navarque.
 
Lysandre navigue vers Samos et la conquiert pour Sparte.
Avril
22/04
Athènes, assiégée par Lysandre, affamée, capitule. Fin de la guerre du Péloponnèse. Un traité de paix est signé entre Athènes, Sparte et ses alliés, négocié par une ambassade menée par Théramène à Sellasie. Athènes est épargnée et conserve son enceinte (Sparte se méfie de Thèbes qui voulait, avec Corinthe, raser la ville). Seuls les Longs Murs6 et les fortifications du Pirée seront détruits. Les vaisseaux qui restent sont livrés, sauf douze, les exilés sont autorisés à revenir. Athènes devient une alliée de Sparte, placée sous son hégémonie.
Mai
 
Émergeant après la victoire spartiate à Aegospotami, l'ancien chef athénien Alcibiade se réfugie en Phrygie, dans le nord-ouest de l'Asie Mineure, auprès du satrape perse Pharnabazos, et sollicite leur aide pour les Athéniens. Les Spartiates découvrent ses plans et s'arrangent avec Pharnabazos pour le faire assassiner.
 
Guerre civile à Byzance. Sparte envoie Cléarque qui se conduit en tyran, et les Spartiates doivent envoyer un autre stratège pour le chasser par la force.
Mai
 
Thrasybule s’empare du Pirée. Critias est tué à la bataille de Munichie où les démocrates sont victorieux. Les Trente doivent se retirer à Éleusis, dont ils ont préalablement massacré la population. Les Dix, à qui ils ont laissé le pouvoir à Athènes, font appel en vain à Sparte.
Juin
 
Le roi de Sparte Pausanias Ier intervient, et en désaccord avec Lysandre, incite les Athéniens à la réconciliation. La démocratie athénienne est restaurée. La démocratie athénienne est restaurée, et les modérés prennent le pouvoir. Une loi d’amnistie est votée, et les Athéniens qui le souhaitent peuvent émigrer à Éleusis (août-septembre). La procédure législative est modifiée pour éviter le retour de l’oligarchie.
 
Les Spartiates chassent les Messéniens de Naupacte et de Céphalonie.
Mai
 
Cyrus le Jeune, révolté contre son frère le roi Artaxerxès II, recrute des mercenaires grecs démobilisés à la fin de la guerre du Péloponnèse. Il obtient l’appui de Sparte.
 
La Scytale est utilisé à Sparte : dispositif de cryptographie fait d'une bande de cuir ou de parchemin enroulée sur un bâton partagé entre les destinataires du message.
Juillet
 
Révolte de l'Ionie contre les Perses et intervention de Sparte. Le satrape Tissapherne exige la soumission des cités ioniennes et met le siège devant Cymé, puis accepte une rançon pour les prisonniers et lève le siège à l'approche de l'hiver4. Durant l'été, les Grecs d’Asie font appel à Sparte, qui envoie l’harmoste Thibron à la tête de 5000 hommes, renforcés par 5000 survivants de la retraite des Dix Mille commandés par Xénophon. Thibron, qui n’obtient pas de résultats jugés satisfaisants, est remplacé par le rusé Dercylidas qui joue sur les dissensions entre Tissapherne et Pharnabaze.
Août
 
Sparte envoie un ultimatum aux Éléens leur ordonnant d’accorder l’autonomie à leurs cités périèques. Devant le refus éléen, le roi Agis II conduit deux campagnes (400 et 399 av. J.-C., la date est controversée) qui contraignent Élis à se soumettre.
 
L'amiral spartiate Lysandre tente d'effectuer une révolution politique à Sparte en suggérant que le roi ne devrait pas automatiquement se voir confier la direction de l'armée. Il suggère également que le poste de roi soit électif. Cependant, il ne parvient pas à réaliser ces réformes et gagne la défaveur du roi Agésilas II de Sparte.
 
Déclenchement de la guerre spartiate-perse entre les deux empires auparavant alliés contre Athènes. Sparte a tenté d'étendre sa suprématie dans la région grecque aux villes d'Asie Mineure.
 
Début du règne d'Agésilas II (Eurypontides), roi de Sparte. À la mort d’Agis II, sa succession est revendiquée à la fois par son frère Agésilas et par son fils Léotychidas (dont la légitimité est controversée, il serait le fils d’Alcibiade). Après l’intervention de Lysandre, Agésilas est désigné comme roi par la cité.
 
Le général spartiate Derkyllidas se lance contre les Thraces. Pour protéger la péninsule de Chersonèse de nouvelles attaques des Thraces, les troupes de Derkyllida construisent un mur défensif.
 
Conspiration de Cinadon à Sparte, qui voulait renverser le pouvoir des Égaux au profit des classes inférieures.
 
Conspiration de Cinadon à Sparte, qui voulait renverser le pouvoir des Égaux (Homoioi) au profit des classes inférieures6 : périèques, hypomeiones (spartiates déchus), néodamones (ilotes affranchis), nothoi (bâtards de spartiates et de femmes ilotes), mothakes (fils d’ilotes ayant reçu une éducation spartiate). Cinadon est arrêté.
 
Le médecin Ctésias revient de Perse pour participer aux négociations de paix entre Sparte et le grand Roi. Il semble qu'il ait été capturé par les Spartiates à Rhodes, puis jugé pour avoir servi les intérêts perses, et acquitté. Il rentre à Cnide et commence à écrire Indica (histoire de l’Inde) et Persica (histoire de la Perse).
Août
 
Trêve en Asie entre le spartiate Dercyllidas et les satrapes perses Pharnabaze et Tissapherne.
 
Le roi de Sparte Agésilas II défait le satrape perse Tissapherne.
 
Xénophon accompagne Agésilas, roi de Sparte, en Asie Mineure.
Avril
 
Expédition du roi Agésilas de Sparte en Asie. Il part à la tête de 2 000 néodamodes et 6 000 alliés renforcer les troupes déjà engagées contre les Perses. Arrivé en Asie, il se débarrasse de Lysandre et tente de traiter avec le satrape Tissapherne. Mais ce dernier continue ses préparatifs militaires, et Agésilas développe diverses campagnes de propagande contre les Perses.
 
Début du règne d'Agésipolis Ier, roi de Sparte (Agiades).
Juillet
 
Début de la guerre de Corinthe (→ -390) entre Sparte et une coalition de cités rejetant sa domination. Lysandre envahit la Béotie mais est tué devant la cité d'Haliarte. Argos, Athènes, Corinthe, Thèbes et la confédération béotienne luttent contre l’hégémonie spartiate. Au début de l’année, la faction thébaine d’Isménias, hostile à Sparte, s’arrange pour envenimer les habituelles querelles frontalières entre Locriens et Phocidiens. Les Locriens font appel aux Thébains qui envahissent la Phocide. Les Phocidiens font alors appel aux Spartiates. Thèbes demande l’alliance d’Athènes, qui décide à l’unanimité de lui porter secours. Lysandre, qui attaque la Béotie par le nord-ouest à la tête des Phocidiens est vaincu et tué à Haliarte, avant d’avoir fait sa jonction avec les forces péloponnésiennes du roi Pausanias Ier. Pausanias, arrivé après la bataille, conclut une trêve pour retirer les morts et accepte de rentrer dans le Péloponnèse. À son retour, il est accusé de trahison, destitué et condamné à mort par contumace. Les alliés établissent un conseil commun qui siège à Corinthe, et obtiennent de nombreux ralliements (Eubée, Leucade, Acarnanie, Chalcidique).
Octobre
 
Agésilas II ravage la Phrygie hellespontique et la Paphlagonie. Les Rhodiens se révoltent contre Sparte et accueillent la flotte de Conon et de Pharnabaze. Agésilas reçoit alors le commandement de la flotte et délègue son pouvoir sur mer à son beau-frère Peisandros, un incapable. Alors qu’Agésilas s’apprête à envahir l’Anatolie, les positions spartiates sont menacées en mer Égée. Sur l’ordre du nouveau satrape Tithraustès, le Rhodien Timocratès parcourt les cités grecques pour financer une guerre contre Sparte en Grèce même.
 
Exil de Pausanias Ier, roi de Sparte qui est remplacé par son fils Agésipolis Ier ( Agiades).
Avril
 
Le thébain Isménias prend Pharsale aux Spartiates puis s'empare d'Héraclée en Malide et bat les Phocidiens en Locride orientale, près de Naryx.
Juillet
 
Victoire de Sparte à la bataille de Némée, près de Corinthe.
Août
 
Victoire navale de Cnide remportée par la flotte perse dirigée par Conon, un athénien, et le satrape Pharnabaze, sur la flotte spartiate commandée par le navarque Pisandre. Cela va permettre aux Perses de rallier l'Ionie et de poster une garnison à Cythère. De nombreuses cités dans les îles et sur la côte asiatique chassent les garnisons spartiates avec l’appui de Conon et de Pharnabaze. Après la victoire, les démocrates des cités d’Ionie élèvent des statues à la gloire de Conon.
 
Agésilas de Sparte est rappelé d’Asie. Il arrive en Béotie par la Thrace, la Macédoine et la Thessalie et remporte une seconde victoire à Coronée contre Athènes, Thèbes, Argos et Corinthe.
 
Lors d'une attaque nocturne, les Spartiates et les exilés réussissent à s'emparer de Léchaion, le port de Corinthe sur le golfe de Corinthe, et à vaincre une armée qui sort pour les défier le lendemain.
Avril
 
Conon et Pharnabaze s’emparent de Cythère et menacent Sparte dans le golfe Saronique.
 
Le général perse, Struthas est dépêché par le roi Artaxerxès II pour prendre le commandement de la satrapie de Sardes, en remplacement de Tiribazus, et pour mener une politique anti-spartiate.
Mai
 
Négociations de paix à Sparte entre le Spartiate Antalcidas et le satrape Tiribaze. Antalcidas fait valoir que Sparte est prête à reconnaître la souveraineté perse sur les cités grecques d’Asie et à accorder l’autonomie à toutes les autres cités grecques. Les ambassadeurs d’Athènes (Epicratès, Andocide, etc.) obtiennent Skyros, Imbros et Lemnos, points stratégiques sur la route du blé et sièges de clérouquies athéniennes. Le projet est rejeté par l’assemblée d’Athènes et par Artaxerxès III qui se méfie de Sparte et remplace Tiribaze par un satrape proathénien, Strouthas. La guerre reprend, principalement en Corinthie.
Décembre
 
Une nouvelle conférence de paix réunissant à Sparte des envoyés d’Athènes (dont Andocide), de Béotie, de Corinthe et d'Argos échoue. Les Spartiates proposent de reconnaitre le droit des Athéniens à conserver une flotte et leurs murs, ainsi que la possession de diverses îles de l’Égée ; ils reconnaissent la Confédération béotienne (sans Orchomène) et l’indépendance des cités grecques d'Asie mineure mais demandent que la sympolitie4 entre Corinthe et Argos soit dissoute, ce que ces dernières ne peuvent accepter.
 
Le satrape persan, Struthas, mène une politique anti-spartiate, incitant les Spartiates à ordonner à Thibron, leur gouverneur, de se rendre dans les cités grecques d'Ionie pour l'attaquer. Thibron ravage avec succès le territoire persan pendant un certain temps, mais est tué, avec un certain nombre de ses hommes, lorsque Struthas leur tend une embuscade.
 
Le général athénien Iphicrate, avec une force composée presque entièrement de troupes légères et de peltastes ( lanceurs de javelot ), remporte une victoire décisive contre le régiment spartiate qui a été stationné à Lechaeum lors de la bataille de Lechaeum. C'est la première fois qu'une force d'infanterie légère bat une unité d'hoplites grecs.
 
Sparte et Athènes engagent des négociations pour mettre fin à la guerre de Corinthe. L'orateur attique Andokides appelle à l'acceptation de la Paix générale convenue (koiné eiréne). Cela signifierait non seulement une cessation des hostilités, mais apporterait une paix durable couvrant toutes les villes grecques, basée sur la souveraineté de toutes les cités-États. Cependant, l'accord négocié est rejeté.
 
Sparte échoue dans sa tentative de reprendre Rhodes.
 
Iphicrate parvient à conquérir plusieurs bases spartiates dans la région de Corinthe. Seule la ville portuaire de Lechaion reste aux mains de l'ennemi. Cela met fin aux combats dans cette région.
 
Près de Lechaion, sur le golfe de Corinthe, un bataillon spartiate tombe dans une embuscade tendue par le stratège athénien Iphicrate, et 270 hoplites sont massacrés par des peltastes (infanterie légère).
Mars
 
Le navarque lacédémonien Téleutias tente de reprendre Rhodes. Il capture dix vaisseaux athéniens envoyés pour secourir Évagoras de Chypre.
Avril
 
Opérations de Thrasybule en Égée, envoyé par Athènes pour secourir Rhodes à la tête de 40 vaisseaux. Il soumet Lesbos, Chio, puis voyant que Rhodes résiste à Téleutias, navarque de Sparte, il croise au nord de l’Égée et dans les Détroits. Il obtient le ralliement de nombreuses cités (Thasos, Byzance, Chalcédoine, etc.), rétablit diverses taxes au profit d’Athènes (droits de 5 % sur toutes marchandises franchissant le Bosphore) et lève sur les alliés des sommes considérables.
 
Un corps expéditionnaire spartiate dirigé par le roi Agésilas II traverse le golfe de Corinthe pour attaquer l'Acarnanie, alliée de la coalition anti-spartiate. Agésilas parvient finalement à les entraîner dans une bataille rangée, dans laquelle les Acarnaniens sont mis en déroute.
 
Le roi Agésipolis Ier mène une armée spartiate contre Argos. Aucune armée argienne ne le défiant, il pille un temps la campagne, puis, après avoir reçu plusieurs présages défavorables, retourne à Sparte.
Novembre
 
Artaxerxès II, mécontent de l’appui apporté par Athènes à Chypre révoltée, rétablit le satrape prospartiate Tiribaze (en) à Sardes. Sparte, aidée par le satrape et Denys de Syracuse (20 vaisseaux en 387 av. J.-C.), envoie 80 navires dans la zone des Détroits sous le commandement d’Antalcidas. Athènes, qui ne dispose que d’une vingtaine de vaisseaux, voit son ravitaillement menacé et doit se résigner à accepter les clauses de la paix négociée en 392 av. J.-C. entre spartiates et perses.
 
La flotte de Sparte, renforcée par 20 trières syracusaines, contrôle la route du blé thrace ; difficulté d'approvisionnement à Athènes.
Août
 
Début à Sardes des négociations entre Antalcidas, général spartiate et le satrape perse Tiribaze qui amèneront l'année suivante la paix d’Antalcidas.
 
Sparte et la Grèce jurent à Sardes un traité, la paix d'Antalcidas.
 
Sparte et la Grèce jurent à Sardes un traité, la paix d'Antalcidas (du nom du général spartiate qui avait négocié la paix en 387 av. J.-C.) ou paix du Roi, reconnaissant les droits de la Perse d'Artaxerxès II sur l'Asie et les îles de Clazomènes et de Chypre, ainsi que les droits d'Athènes sur les îles de Skyros, d'Imbros et de Lemnos. Cette paix revient pour Athènes à abandonner une grande partie de son empire cependant que les villes grecques d'Asie retombent dans l'orbite des Achéménides. L'allié de Sparte, Denys l'Ancien de Syracuse est reconnu roi. Les délégués des cités se réunissent à Sparte pour jurer de respecter la paix du Roi. Les délégués thébains demandent de prêter serment au nom de tous les Béotiens. Agésilas II refuse en faisant valoir l’autonomie des cités, et rassemble des troupes pour faire pression sur Thèbes. Les Thébains s’inclinent et la confédération béotienne est dissoute. Agésilas invoque le même principe d’autonomie pour obliger les Argiens et les Corinthiens à renoncer à l’union des deux cités.
 
Prise et destruction de Mantinée par les spartiates dirigés par Agésipolis Ier3. Les habitants sont dispersés en quatre bourgades (dioecisme).
 
Sparte intervient en Épire pour aider le roi des Molosses Alcétas à repousser une invasion illyrienne.
 
Sparte oblige Mantinée à démolir les murs de sa ville.
 
Le commandant spartiate Phoebidas, qui passe par la Béotie en campagne, profite de la guerre civile à Thèbes pour permettre à ses troupes d'accéder à la ville. Une fois à l'intérieur, il s'empare de la Cadmeia (la citadelle de Thèbes), et force le parti anti-spartiate à fuir la ville. Le gouvernement de Thèbes est placé entre les mains du parti pro-spartiate, appuyé par une garnison spartiate basée dans la Cadmée. De nombreux anciens dirigeants de Thèbes sont contraints à l’exil. Epaminondas, bien qu'associé à la faction anti-spartiate, est autorisé à rester.
Mai
 
Début de la guerre entre Sparte et Olynthe. Acanthe et Apollonia se plaignent à Sparte des Olynthiens qui veulent les faire entrer de force dans la Confédération chalcidienne qu’ils dirigent. La demande du roi de Macédoine Amyntas qui se sent menacé par Olynthe et les négociations entre Olynthe, Thèbes et Athènes, décident la confédération péloponnésienne à intervenir.
Juillet
 
Sparte envoie plusieurs contingents en Chalcidique. L’un d’eux, dirigé par Phébidas, se détourne de sa route, occupe la Cadmée et impose le tyran Archias à Thèbes. Le démocrate thébain Isménias, accusé de médisme, est condamné à mort et exécuté.
Août
 
Athènes accueille les exilés thébains.
 
Agésilas II de Sparte assiège Phlionte, qui résiste pendant vingt mois jusqu'au printemps 379.
 
Sparte accroît son emprise sur la Grèce centrale en rétablissant la ville de Platées, que Sparte avait détruite en 427 avant JC.
 
A l'occasion des jeux olympiques, Isocrate publie son Discours panégyrique d'Athènes qui prône l'unification des cités grecques, en particulier Athènes et Sparte, contre la menace de l'invasion perse.
 
Cléombrote Ier succède à son frère Agésipolis Ier comme roi de Sparte (Agiades).
 
Athènes envoie des ambassadeurs dans de nombreuses cités pour conclure des alliances contre l’hégémonie spartiate.
 
Sparte supprime la Ligue chalcidienne et impose des conditions favorables au roi Amyntas III de Macédoine.
Octobre
 
Sparte s’empare d’Olynthe après trente mois de siège, lors de sa quatrième campagne.
Décembre
 
Les démocrates thébains, dirigés par Pélopidas et Epaminondas, se révoltent. Appuyés par des stratèges athéniens, ils expulsent la garnison Lacédémonienne et le parti oligarchique de Thèbes et rétablissent la démocratie. Les polémarques pro-lacédémoniens Archias, Philippos et un de leurs collègues sont assassinés au cours d’un banquet sur l’ordre de Pélopidas. Désirant restaurer l’unité béotienne, les Thébains organisent une armée puissante.
 
Une tentative spartiate de s'emparer du Pirée rapproche Athènes de Thèbes. Le commandant mercenaire athénien Chabrias affronte avec succès la plus grande armée d'Agésilas II près de Thèbes. À l'avancée des forces d'Agésilas, au lieu de donner l'ordre de charger, Chabrias ordonne à ses hommes de se mettre à l'aise - la lance restant pointée vers le haut plutôt que vers l'ennemi, et le bouclier appuyé contre le genou gauche au lieu d'être hissé contre l'ennemi. épaule. L'ordre est suivi immédiatement et sans aucun doute par les mercenaires sous son commandement, pour être copié par leurs homologues à leurs côtés, la Bande Sacrée d'élite de Thèbes sous le commandement de Gorgidas. Cette « démonstration de mépris » arrête l'avancée des forces spartiates et, peu de temps après, Agésilas se retire.
Janvier
 
Echec d’une expédition contre Thèbes du roi de Sparte Cléombrote II ; il charge l’harmoste Sphodrias de garder Thespies comme base avancée.
Mai
 
Coup de main manqué de Sphodrias contre Le Pirée, qui déclenche la guerre entre Sparte et Athènes, qui s’allie à Thèbes.
Juillet
 
Agésilas II prend la tête d’une nouvelle expédition de Sparte contre Thèbes ; ayant pris position à Thespies, il trouve la ville mise en défense et se retire en laissant à l’harmoste Phébidas la garde de Thespies. Celui-ci est tué dans un combat contre les démocrates thébains, qui reprennent de l’influence en Béotie.
 
Le commandant spartiate Sphodrias, en poste à Thespies attaque Athènes de nuit, mais est surpris et défait. Il bat en retraite. Athènes rejoint l'alliance thébaine.
 
Athènes, en se préparant à participer à la lutte spartiate -thébaine, réorganise ses finances et sa fiscalité, inaugurant un système dans lequel les citoyens les plus riches sont responsables de la collecte des impôts auprès des moins riches.
 
L'île d'Égine est occupée par Sparte.
Février
 
Athènes forme une nouvelle confédération maritime (symmachie) contre Sparte, accordant liberté et autonomie aux cités alliées parmi lesquelles Andros, Chios, Byzance et Lesbos.
Avril
 
Nouvelle expédition d’Agésilas II de Sparte contre Thèbes ; il ravage les campagnes à l’est de Thèbes jusqu’à Tanagra à partir de Platée ; il menace Thèbes, dégarnie par ses défenseurs qui se sont lancés à ses trousses, mais il est arrêté par l’intervention de Chabrias qui met ses soldats en position de défense.
 
Le blocus se fait ressentir à Athènes, et la flotte n'a plus d'autre choix que de livrer bataille à l'ennemi. Le commandement de la flotte est donné au général Chabrias. Il livre bataille au large de Naxos et bat la flotte spartiate commandée par Pollis. Faisant d'une pierre deux coups : il casse le blocus, et il fait entrer les îles alentour dans l'alliance athénienne.
Avril
 
Les Thébains interdisent aux Lacédémoniens l’accès de la Béotie en bloquant les passes du Cithéron.
Septembre
 
Bataille de Naxos. Sparte envoie le navarque Pollis avec 70 vaisseaux pour bloquer les convois de blé athéniens au cap Geraistos, au sud de l’Eubée. Le blocus est levé par la victoire de la flotte du stratège athénien Chabrias à Naxos. Athènes retrouve la maîtrise de la mer Égée (les Cyclades se rallient à la confédération).
Avril
 
Apprenant que la garnison spartiate d'Orchomène (en Béotie ) part pour une expédition en Locris, Pélopidas part avec la Bande Sacrée de Thèbes et une petite force de cavalerie, avec l'intention de s'emparer de la ville alors qu'elle n'est pas gardée. Cependant, alors que les Thébains s'approchent de la ville, ils apprennent qu'une force importante a été envoyée de Sparte pour renforcer la garnison d'Orchomène et qu'elle s'approche de la ville. Pélopidas se retire avec ses forces, mais avant que les Thébains ne puissent se mettre en sécurité à Tegyra, ils rencontrent la garnison spartiate d'origine revenant de Locris. Lors de la bataille de Tegyra qui s'ensuit, les Thébains mettent en déroute la plus grande force spartiate.
Juin
28/06
Victoire de la flotte athénienne dirigée par Timothée sur Sparte à Alyzeia, ville d’Acarnanie, dans la mer Ionienne.
Juillet
 
Paix négociée entre Sparte et Athènes, qui s’inquiète de la puissance thébaine, avec la participation d'Artaxerxès II (ou en 374). Thèbes adhère à la paix comme alliée d’Athènes sans que ses acquisitions en Béotie ne soient mises en cause.
 
Timothée, rappelé à Athènes après la paix, s’arrête à Zante et y débarque des bannis proathéniens. Sparte en tire prétexte pour soutenir les oligarques de Corcyre et envoie une escadre importante pour reprendre le contrôle de la mer Ionienne, avec l’appui de Syracuse (automne). Timothée, envoyé au secours des Corcyréens, prend du retard pour se procurer les fonds et les équipages dont il a besoin (novembre ou décembre). Il est destitué et accusé de haute trahison, puis acquitté, mais il préfère quitter Athènes pour s’engager auprès du roi des Perses.
Avril
 
Expédition du roi de Sparte Cléombrote II en Phocide. Les Thébains se retirent en Béotie à son approche.
Avril
 
Le navarque spartiate Mnasippos assiège Corcyre, qui fait appel à Athènes qui envoie six cents peltastes et prépare une flotte ; Mnasippos est tué lors d’une sortie des assiégés et les Spartiates lèvent le siège avant l’arrivée de la flotte athénienne.
 
À Athènes, Timothée est élu pour conduire la flotte pour secourir des Corcyréens. Il prend du retard pour se procurer les fonds et les équipages dont il a besoin. Iphicrate, Callistrate et Chabrias sont désignés pour le remplacer.
 
Agésipolis II succède à son père Cléombrote Ier comme roi de Sparte (Agiades).
Juin
 
Congrès hellénique. Paix entre Sparte et Athènes. Athènes reconnaît l’hégémonie de Sparte sur terre et Sparte reconnaît la prédominance d’Athènes sur mer. Thèbes s’exclut elle-même de la paix en exigeant la reconnaissance de la réunification de la Béotie. Le roi de Sparte Cléombrote II, alors en Phocide (depuis 374 selon Xénophon, ce qui ne semble pas réaliste), reçoit alors l’ordre d’envahir la Béotie.
Juillet
06/07
Épaminondas défait les Spartiates à bataille de Leuctres. Pour la première fois depuis très longtemps, les Spartiates sont vaincus en rase campagne.
Août
 
Les citoyens spartiates, du fait de la diminution catastrophique de leur nombre, ne forment plus qu’une toute petite caste ; ils sont environ 1 500 en 371 av. J.-C.. Sur 700 citoyens mobilisés à Leuctres, 400 sont tués.
 
Triomphe du parti de la paix à Athènes. Retournement des alliances : Athènes s'allie à Sparte et se rapproche de Denys de Syracuse. Envoi d'un renfort athénien aux Spartiates, pour faire pression sur les troupes thébaines qui se retirent de Laconie.
 
Guerre civile entre les oligarques laconisants au pouvoir et démocrates partisans d’une fédération des Arcadiens à Tégée. Victoire des démocrates avec l’aide des Mantinéens. Sparte envoie Agésilas II en Arcadie. Les Arcadiens se rassemblent sous l’autorité du stratège Lycomédès de Mantinée. Ils reçoivent l’appui d’Argos et d’Élis, mais l’ambassade envoyée à Athènes n’obtient pas de réponse. Les Béotiens, sollicités à leur tour, envoient leurs béotarques les plus prestigieux, Épaminondas et Pélopidas dans le Péloponnèse (hiver 370/369). Agésilas quitte l’Arcadie, mais les béotarques, à la tête de 50 000 hommes, marchent vers la Laconie, qu’ils pillent, mais renoncent à s’emparer de Sparte. Épaminondas pénètre en Messénie où il est accueilli en libérateur. Il crée la nouvelle cité de Messène, peuplée d’anciens hilotes et de Messéniens dispersés qui rentrent dans leur patrie. Sparte perd la moitié de son territoire. Les Arcadiens, unifiés, fondent la nouvelle cité de Mégalopolis à la frontière avec la Laconie où siégera l’Assemblée des Dix mille. Athènes, pour sa part, réagit tardivement à la demande d’aide de Sparte et l’armée d’Iphicrate arrive dans le Péloponnèse alors que l’expédition thébaine est achevée.
Décembre
 
Épaminondas est dans le Péloponnèse, en Laconie, mais il évite d'attaquer Sparte.
Avril
 
Alliance d’Athènes et de Sparte devant la puissance thébaine.
Juillet
 
Nouvelle expédition d’Épaminondas dans le Péloponnèse. Victorieux des Lacédémoniens et des Pelléniens, il attaque Sicyone et Pellène sans succès, puis pille les campagnes de Trézène et d'Épidaure et entre dans Corinthe, fidèle à Sparte. Il en est chassé par les forces de l’Athénien Chabrias.
Juillet
 
Ariobarzane, satrape de Phrygie, envoie Philiscos d'Abydos en Grèce pour proposer une paix commune et recruter des mercenaires. Le congrès de Delphes échoue car les Thébains continuent à maintenir la Béotie dans une ligue tributaire. Philiscos laisse aux Lacédémoniens 2 000 mercenaires dont la solde est payée, et regagne l'Asie.
 
Épaminondas fait campagne contre la Ligue achéenne. Les oligarques modérés qui gouvernent les villes achéennes se rallient à Épaminondas, mais les autorités de Thèbes soutiennent leurs opposants démocrates dans la guerre civile qui s’ensuit. Les oligarques triomphent et s’allient avec Sparte.
 
Archidamus III, fils d'Agésilas II de Sparte, commande une armée spartiate qui remporte une victoire sur les Arcadiens.
 
Le pharaon égyptien Teos succède à son père Nectanebo I sur le trône. Planifiant une grande attaque contre la Perse, il invite Sparte à l'aider.
 
Le roi Agésilas II est contraint de s’engager comme mercenaire en Égypte pour remplir les caisses.
Juillet
04/07
Nouvelle intervention thébaine destinée à remettre au pouvoir les amis de Thèbes en Arcadie et à restaurer l’autorité thébaine dans le Péloponnèse. Épaminondas est victorieux à Mantinée contre la nouvelle confédération spartiate, mais il trouve la mort et Thèbes perd le bénéfice de la victoire. Une paix commune, non garantie par le roi, est signée. Sparte, qui refuse de reconnaître l’indépendance des Messéniens qui participent à la paix, ne signe pas les accords. Elle est isolée diplomatiquement.
 
Les Égyptiens sous leur roi Teos et les Spartiates sous le roi Agésilas II, avec quelques mercenaires athéniens sous leur général Chabrias, entreprennent d'attaquer les villes phéniciennes du roi perse. Cependant, ils doivent rentrer presque immédiatement en raison des révoltes en Égypte. Par la suite, Agésilas II se dispute avec le roi égyptien et se révolte contre lui.
 
Le roi de Sparte, Agésilas II, meurt à Cyrène, en Cyrénaïque, alors qu'il rentrait d'Égypte en Grèce. Son fils Archidamus III lui succède comme roi eurypontide de Sparte.
Avril
 
Tachos ou Téos, pharaon d'Égypte, entreprend une campagne en Palestine et en Phénicie avec l’aide de mercenaires grecs mais est arrêté par une révolte de l’armée. Son frère, Tjahépimou, resté en Égypte, en profite pour le trahir. Tachos se réfugie chez le roi des Perses. Nectanébo II, fils de Tjahépimou, est proclamé pharaon, grâce à l'intervention d'Agésilas II de Sparte.
 
Le roi Archidamus III de Sparte soutient les Phocéens contre Thèbes.
Août
 
Philippe II de Macédoine est appelé par les Aleuades de Larissa contre les tyrans de Phères. La Grèce se trouve alors divisée en deux grandes coalitions : d’un côté les Thébains, les Locriens, la plupart des Thessaliens et Philippe, de l’autre les tyrans de Phères et les Phocidiens soutenus par les Athéniens et les Spartiates. Phayllos, frère d’Onomarchos (le stratège des Phocidiens), entreprend de soumettre la Thessalie avec 7 000 hommes ; il est battu par deux fois.
Juillet
 
Philippe II s'empare de la ville de Phères en Thessalie et se fait élire chef fédéral à vie de la Confédération thessalienne. Il est devant les Thermopyles en août, mais trouve la position occupée par des contingents athéniens, spartiates et achéens. Il n’insiste pas.
Décembre
 
Le pharaon d'Égypte Nectanébo II repousse une nouvelle offensive d’Artaxerxès III avec l'aide des mercenaires grecs Diophante d'Athènes et Lamios de Sparte.
 
Le pharaon d'Égypte Nectanébo II repousse une nouvelle offensive d’Artaxerxès III avec l'aide des mercenaires grecs Diophante d'Athènes et Lamios de Sparte. Peu après la défaite perse, une révolte phénicienne dirigée par Tennès, roi de Sidon, éclate.
 
Sparte ne compte plus que 700 habitants.
 
Les Thébains demandent l’aide de Philippe II de Macédoine contre les Phocidiens. Philippe envoie quelques troupes. Les chefs Phocidiens modérés qui ont renversé le stratège Phalaicos (fils d’Onomarchos) font appel à Athènes et à Sparte pour assurer la garde des Thermopyles. Un contingent athénien est envoyé sous la direction du stratège Proxénos.
Avril
 
Sparte attaque ses voisins et Philippe II de Macédoine envoie des mercenaires au secours de Messène. Démosthène, envoyé comme ambassadeur dans le Péloponnèse, met en garde les Argiens et les Messéniens contre l’alliance macédonienne. Philippe envoie à Athènes une protestation écrite.
 
La ville de Knossos en Crète s'allie à la Macédoine ; Sparte envoie alors des troupes contre la ville.
 
Tarente fait appel au mercenaire spartiate Archidamos pour lutter contre les Lucaniens.
 
Archidamos III, roi de Sparte, tombe dans le sud de l'Italie près de Mandurie alors qu'il aide la colonie fille de Sparte, Tarente, contre les Lucaniens et les Messapiens. Son successeur à Sparte fut Agis III.
Octobre
 
Man½uvres militaires de Philippe dans le Péloponnèse. Il conclut des traités de paix avec de nombreuses cités (Achéens et Corinthiens notamment), sauf Sparte. Philippe envahit la Laconie et prend plusieurs zones frontalières. La Ligue du Péloponnèse est dissoute.
Octobre
 
Entrevue de Siphnos entre Agis III de Sparte et les Perses. Il obtient trente talents d’argent et une flotte de dix trirèmes qu’il envoie à son frère Agésilas en Laconie pour qu’il organise une expédition en Crète afin de recruter des mercenaires.
Décembre
 
Le roi de Sparte Agis III, après avoir recruté des mercenaires à Halicarnasse et en Crète, retourne dans le Péloponnèse pour organiser un soulèvement général des cités grecques contre la Macédoine.
Juillet
 
Le roi de Sparte Agis III assiège Megalopolis et défait le chef macédonien Corragos. Antipater descend dans le Péloponnèse et vainc Agis à la bataille de Megalopolis. Agis est tué.
Octobre
 
Antipater, régent de Macédoine, défait Agis III à la bataille de Mégalopolis. Sparte négocie la paix avec Alexandre.
Décembre
 
Début des condamnations de satrapes. Deux des chefs macédoniens de l’armée de Médie, Cléandre et Sitalcès, accusés d’exactions, sont mis à mort7. Durant l’hiver, pour éviter une révolte des satrapes, Alexandre donne l’ordre de dissoudre les troupes satrapiques. De nombreux mercenaires grecs, démobilisés, rentrent en Grèce (en partie grâce à l’aide de l’Athénien Léosthène) et s’installent au cap Ténare, sur le territoire de Sparte.
 
Fortification de Sparte.
 
Cassandre intervient en Épire. Il tente en vain de reconquérir Apollonia, son débouché sur l'Adriatique, où les habitants on chassé la garnison lacédémonienne avec l'aide des Illyriens de Glaucias. Le roi Éacide est tué lors d'un affrontement contre Philippe, frère de Cassandre.
 
Le roi Cléomène II de Sparte, de la maison des Agiades, meurt après un règne de 60 ans.
 
Début du règne d'Aréios Ier, roi de Sparte (Agiades).
 
Début du règne d'Archidamos IV, roi de Sparte (Eurypontides).
 
Expédition en Italie de Cléonyme, fils du roi de Sparte, à l'appel de Tarente. Il impose la paix aux Lucaniens, puis s'empare de Métaponte avant d'être mêlé aux affaires de Corcyre.
 
Le Spartiate Cléonyme conduit sa flotte sur les côtes italiennes du sud, s’empare de Thourioi et lance des raids contre les Sallentins. Il est chassé par une armée romaine appelée par la population locale. Il navigue alors vers le nord et attaque les Patavini dans la région de Padoue.
 
Traité entre Rome et Tarente après la victoire des Romains sur Cléonyme de Sparte à Thourioi. Les navires de Rome ne peuvent dépasser le cap Lacinien près de Crotone, ce qui leur ferme l’accès à l’Adriatique par le sud.
 
Démétrios I Poliorketes marche contre Sparte, qui se protège avec un mur d'enceinte.
Septembre
 
Démétrios, qui projette de prendre Sparte, envahit le Péloponnèse ; il bat le roi Archidamos IV à Mantinée, puis devant Sparte même où 200 Spartiates sont tués et 500 sont faits prisonniers.
 
Eudamidas II devient roi de Sparte, succédant à Archidamos IV (Eurypontides).
Mai
 
Pyrrhus Ier envahit le Péloponnèse pour soutenir le roi de Sparte exilé Cléonyme et chasser les garnisons des villes tenues par Antigone II Gonatas. Il assiège Sparte, qui résiste, alors que son roi Areus mène une expédition en Crète. Antigone en profite pour reconquérir la Macédoine.
Juillet
 
Antigone II Gonatas envoie sa flotte de Corinthe à Argos. Pyrrhus abandonne le siège de Sparte et se replie vers le nord.
Septembre
 
Cléonymus, un Spartiate de sang royal qui a été banni par ses compatriotes Spartiates, demande au roi de Macédoine et d'Épire, Pyrrhus, d'attaquer Sparte et de le placer au pouvoir. Pyrrhus accepte le plan, mais a l'intention de prendre le contrôle du Péloponnèse pour lui-même. Comme une grande partie de l'armée spartiate dirigée par le roi Areus Ier se trouve à ce moment-là en Crète, Pyrrhus a de grands espoirs de prendre la ville facilement, mais les citoyens organisent une vaillante résistance, permettant à l'un des commandants d'Antigone II, Aminias le Phocien, d'atteindre la ville avec une force de mercenaires de Corinthe. Peu de temps après, le roi spartiate Areus revient de Crète avec 2 000 hommes. Ces renforts renforcent la résistance spartiate et Pyrrhus, constatant qu'il perd chaque jour des hommes à cause des désertions, interrompt l'attaque et commence à piller le pays.
Août
 
Chrémonide, homme d'État et général athénien, publie le décret de Chrémonide, créant une alliance entre Sparte, Athènes et Ptolémée II d'Égypte. Les origines de cette alliance résident dans le désir constant de nombreux États grecs, notamment Athènes et Sparte, de restaurer leur ancienne indépendance, ainsi que dans le désir de Ptolémée II de créer des troubles à son rival Antigone II, roi de Macédoine. Les ambitions de Ptolémée II dans la mer Égée sont menacées par la flotte d'Antigonus Gonatas, c'est pourquoi il construit soigneusement une coalition du reste des Grecs contre les Macédoniens. Il cultive notamment Athènes en approvisionnant la ville en céréales.
 
Première expédition de Sparte sur l'isthme de Corinthe.
 
Seconde expédition de Sparte sur l'isthme de Corinthe.
 
Troisième échec de Sparte devant Corinthe. Mort du roi Areus Ier. Début du siège d'Athènes (→ -262) par Antigone II Gonatas.
 
Bien que la flotte égyptienne bloque le golfe Saronique, le roi macédonien Antigone II bat les Spartiates et tue le roi de Sparte Areus Ier près de Corinthe, après quoi il assiège Athènes.
 
Début du règne d'Acrotatos, fils d'Areus, roi de Sparte (Agiades).
 
Les Athéniens et les Spartiates, épuisés par plusieurs années de guerre et la dévastation de leurs terres, font la paix avec Antigone II de Macédoine qui conserve ainsi son emprise sur la Grèce méridionale.
 
Le roi spartiate Akrotatos tombe au combat contre Aristodémos de Mégalopole. Son fils Areus II, qui n'était pas encore né à ce moment-là, devient son successeur (Agiades) après sa naissance sous la tutelle de son oncle Léonidas.
 
Début du règne de Léonidas II, roi de Sparte (Agiades).
 
Aristodémos, le tyran de Mégalopolis, est renversé et tué. La ville est bientôt attaquée en vain par Sparte. La Ligue Achéenne et les Arcadiens unissent leurs forces contre Sparte et battent les Spartiates à Mantinée.
 
Début du règne d'Agis IV, roi de Sparte (Eurypontides). Il tente de réformer Sparte pour lui rendre sa puissance. Époque des rois réformateurs à Sparte.
 
S'appuyant sur la tradition du législateur spartiate Lycurgue, le jeune roi eurypontide de Sparte, Agis IV, cherche à réformer un système qui distribue inégalement la terre et les richesses et accable de dettes les pauvres. Il propose l'annulation des dettes et la division de la patrie spartiate en lots séparés pour chacun de ses citoyens. La pleine citoyenneté doit être étendue à de nombreux périoeci (hommes libres sans droit de vote) et étrangers. En plus de poursuivre ces réformes, Agis cherche à restaurer le système de formation militaire Lycurgan. Agis est soutenu par sa riche mère et sa grand-mère (qui cèdent leurs biens), par son oncle Agésilas et par Lysandre, qui est éphore ( magistrat chargé de limiter le pouvoir du roi).
 
Le roi Léonidas II résiste aux réformes d'Agis IV et est exilé à Tégée. Cléombrotus II de la maison des Agiades monte sur le trône de Sparte.
Octobre
 
Mort d'Agis IV de Sparte. Incapable de réaliser ses réformes à temps, il est contraint de quitter Sparte pour mener une guerre contre les Étoliens. En son absence, une contre-révolution porte ses ennemis au pouvoir. À son retour, il est assassiné avec sa mère et sa grand-mère.
 
Début du règne de Cléomène III, roi de Sparte (Agiades). Il veut réformer la société spartiate à l'instar d'Agis IV et rétablir les lois de Lycurgue.
 
La guerre Cléoménique éclate entre Sparte et la Ligue Achéenne.
 
Cléomène III, roi de Sparte, fait empoisonner son collègue Eurydam. Début du règne d'Archidamos V (Eurypontides).
Juillet
 
Le roi Cléomène III de Sparte, après avoir défait la Ligue achéenne au mont Lycaeum, s’empare de Megalopolis.
Septembre
 
Coup d'État de Cléomène III à Sparte. Il lance un programme de réformes : abolition des dettes, création de nouveaux citoyens pris parmi les Inférieurs ou les Hilotes, qui reçoivent des lots de terre. Sparte acquiert une puissance militaire nouvelle qui permet de grands succès dans le Péloponnèse.
 
Cléomène III de Sparte, soutenu financièrement par Ptolémée III, cherche à dominer la Ligue achéenne. Aratos de Sicyone doit faire des avances diplomatiques à Antigone III Doson.
Juillet
 
Le roi de Sparte Cléomène III est vainqueur de la ligue achéenne à Hecatombaeum, près de Dymè.
Mai
 
Aratos de Sicyone, nommé généralissime de la ligue achéenne, rompt les négociations avec Cléomène III ; la guerre reprend.
Juillet
 
Cléomène III prend Argos ; les villes de la ligue achéenne (Phlionte, Cléones) rejoignent Sparte, suivies par celles de la côte d'Argolide (Épidaure, Hermione). Corinthe se rallie à Cléomène.
Septembre
 
Cléomène III assiège Aratos et son fils à Sicyone (→ Novembre).
Janvier
 
Alliance entre Aratos de Sicyone et Antigone III Doson contre Cléomène III de Sparte.
 
Corinthe se révolte contre Sparte et rejoint la ligue achéenne. Elle en devient rapidement le membre le plus influent.
Avril
 
A l'appel d'Aratos de Sicyone, les troupes d'Antigone III Doson passent l'isthme de Corinthe et entrent dans le Péloponnèse à la faveur du retrait spartiate sur Argos révoltée.
Septembre
 
Constitution de la ligue hellénique, dirigée contre Sparte et la Ligue étolienne, à l’initiative du roi de Macédoine Antigone III Doson, qui est nommé hêgêmon à vie (Achéens, Béotiens, Phocidiens, Acarnaniens, Thessaliens et Épirotes).
 
6 000 hilotes de Laconie rachètent leur liberté en versant chacun 500 drachmes.
Septembre
 
Mégalopolis est prise par les Spartiates ; les habitants, qui se sont enfuis à Messène sous la conduite de Philop½men, refusent de s'allier à Sparte, et la ville est pillée et détruite par Cléomène.
Juillet
 
Le roi Antigone III Doson de Macédoine aide la Ligue achéenne à défaire Sparte à la bataille de Sellasia. Cléomène III s'enfuit en Égypte où il meurt peu après. Antigone entre dans Sparte, occupée pour la première fois par un ennemi victorieux.
Mai
 
Cléomène III, roi de Sparte vaincu, se réfugie en Égypte et meurt peu après (suicide ou assassinat ?).
 
Restauration de la monarchie à Sparte. Lycurgue est élu roi bien qu'il ne soit pas de sang royal (selon Polybe, il aurait soudoyé les éphores).
 
Mort de Lycurgue, roi de Sparte ; son fils Pelops lui succède sous la tutelle de Machanidas, sans doute un mercenaire qui devient tyran de Sparte. Pelops fait alliance avec les Romains contre la Macédoine. Avec lui s'éteint la dynastie des Eurypontides.
 
Philippe V de Macédoine mène l'armée macédonienne en Grèce pour soutenir les Achéens contre Sparte ; au passage il défait par deux fois les Étoliens conduits par Pyrrhias, qui sont obligés de se réfugier à Lamia. Il reçoit la présidence des Jeux néméens et réunit une conférence de la Ligue achéenne à Aegum qui échoue à conclure la paix avec les Étoliens, alors que la flotte romaine sous Publius Sulpicius, basée à Naupacte razzie la côte achéenne. Philippe est battu ensuite par Sulpicius et les Étoliens à Élis et retourne en Macédoine, tandis que Sulpicius fait sa jonction avec la flotte d'Attale à Égine.
 
Nabis, chef de bande d’origine obscure, prend le pouvoir à Sparte, profitant de la guerre de Macédoine. Considéré comme un tyran par ses adversaires, il développe le programme révolutionnaire de Cléomène III.
Juillet
 
Sulpicius avec 25 quinquérèmes et Attale de Pergame avec 35 quinquérèmes établissent une nouvelle base à Lemnos en Égée pour razzier les côtes macédoniennes, que Philippe V met en défense. Le roi de Macédoine lance un raid en Étolie où il brûle les récoltes. Sulpicius et Attale s'emparent de la ville d'Oreos en Eubée mais échouent devant Chalcis. Attale met à sac Oponte puis rentre en Asie quand il apprend que Prusias de Bithynie a envahi ses États. Philippe envahit l’Étolie et prend Thronion, en Locride, tandis que son allié Philopœmen, stratège de la Ligue achéenne, vainc et tue de sa main Machanidas, tyran de Sparte, à la bataille de Mantinée.
Octobre
 
Sulpicius envoie le légat Caius Claudius Centho avec 20 navires de guerre et 1 000 hommes pour lever le siège d’Athènes. Du Pirée, Claudius lance un raid sur la base macédonienne de Chalcis, qui est pillée. Le légat Lucius Apustius est chargé d'attaquer la frontière macédonienne et prend Antipatrea et Kodrion. Philippe V échoue à convaincre l'assemblée de la Ligue Achéenne réunie à Argos de l'aider à combattre le tyran de Sparte Nabis.
Avril
 
Titus Quinctius Flamininus arrive avec d'importants renforts à Corcyre pour reprendre le commandement de Villius. Il décline les propositions de paix de Philippe V de Macédoine. Flamininus entre en Thessalie par la vallée de l’Aoos, où il remporte une victoire, mais ne peut menacer la Macédoine. Il abandonne le front Illyrien pour transférer en Grèce sa base d’opération. Il obtient par la diplomatie le soutien de la Ligue Achéenne, du tyran de Sparte Nabis et de la Ligue Béotienne contre Philippe V de Macédoine.
 
Le Sénat romain reçoit le rapport des commissaires de retour de Grèce qui lui signalent qu’Antiochos III et Nabis de Sparte représentent de sérieuses menaces ; Flaminius est chargé de la surveiller.
 
Titus Quinctius Flamininus réunit un congrès à Corinthe pour décider les Grecs à déclarer la guerre au tyran de Sparte Nabis. Ils le suivent à l’unanimité, à l’exception des Étoliens. Flamininus se charge de l’exécution et marche sur Sparte avec l’armée confédérée tandis que la flotte contraint le port de Gythium à capituler. Nabis demande la paix. Flamininus la lui accorde malgré l’avis des confédérés. Nabis conserve son trône à la condition d’abandonner Argos et de payer une forte indemnité. Cette paix, ainsi que l’occupation permanente par les Romains de l’Acrocorinthe, de Chalcis et de Démétrias, produit une mauvaise impression en Grèce. Les Étoliens exploitent la situation. Flamininus presse le Sénat de lui donner l’autorisation d’évacuer les trois places.
Juillet
 
Les Étoliens occupent Sparte. Nabis est mis à mort par Alexamenus. Furieux, les Spartiates le tuent avec ses hommes.
 
Le chef de la Ligue achéenne, Philopoemen, entre dans le nord de la Laconie avec son armée et un groupe d'exilés spartiates. Son armée démolit le mur que l'ancien tyran de Sparte, Nabis, a construit autour de Sparte. Philopoemen restaure alors la citoyenneté spartiate aux exilés et abolit la loi spartiate, introduisant à sa place la loi achéenne. Le rôle de Sparte en tant que puissance majeure en Grèce prend fin, tandis que la Ligue Achéenne devient la puissance dominante dans tout le Péloponnèse.
Mai
 
Philop½men fait raser les murs de Sparte et en déporte les habitants.
Juin
 
Lycortas convoque l’assemblée générale de la Ligue achéenne à Cleitor en Arcadie ; deux exilés lacédémoniens, Areus et Alcibiades, accusés d’avoir médit de la ligue devant le Sénat romain, sont condamnés à mort. Appius Claudius arrive alors à Cleitor et casse le jugement. Il condamne le comportement de Philopoemen à Sparte en 188 av. J.-C. et demande que la ville soit rétablie dans ses privilèges.
Juillet
 
Apprenant la révolte de la Judée, Antiochos IV quitte l’Égypte et marche sur Jérusalem. Jason s’enfuit (il mourra un peu plus tard en exil à Sparte). Antiochos massacre une partie de la population de Jérusalem (automne). Guidé par Ménélas, il s’empare du trésor du Temple et des vases sacrés. Puis il s’en va après avoir nommé Philippe préfet de Jérusalem et Andronique préfet de Samarie.
 
Les frères d’Eumène II, Attale et Athénée se rendent à Rome pour défendre le roi de Pergame devant le Sénat. Ce dernier envoie toutefois en ambassade en Grèce et en Asie Caius Sulpicius et Manius Sergius pour enquêter sur d’éventuelles intrigues entre Pergame et les Séleucides et pour arbitrer un différend entre Mégalopolis et Sparte.
 
Guerre entre la Confédération achéenne et Sparte; défaite de Sparte.
 
La Ligue achéenne attaque Sparte, qui est vaincue. Le Sénat romain intervient, exigeant que Sparte, Corinthe et Argos soient séparées de l'Achaïe. Les deux dernières villes ne le souhaitent pas.
Juillet
 
La Macédoine soumise, le Sénat romain transmet aux Achéens à Corinthe un senatus-consulte leur enjoignant de détacher de la Ligue achéenne Sparte et Héraclée Trachinienne (en Grèce centrale) qui réclament leur indépendance, mais aussi Corinthe, Argos, Orchomène d'Arcadie qui n'en veulent pas. Les Achéens, indignés, refusent de recevoir à l'automne une seconde délégation romaine. Ils prennent les armes contre Sparte sous le commandement du général de la Ligue achéenne, Critolaos de Mégalopolis. Metellus marche contre eux.
Avril
 
La Ligue achéenne réunie à Corinthe refuse de se soumettre aux décisions du Sénat romain de 147 av. J.-C. et déclare la guerre à Sparte ; les Romains déclarent la guerre à la Ligue (guerre d'Achaïe). Metellus, alors en Macédoine, marche vers la Grèce et essaye de négocier la paix avant l'arrivée du consul Mummius. Les négociations échouent, et Metellus vainc la Ligue achéenne à la bataille de Scarphée, en Locride, où Critolaos est tué.
Septembre
 
Défaite de la Ligue achéenne contre Rome (L. Mummius, successeur de Metellus) à la bataille de Corinthe, qui est mise à sac et détruite selon les ordres du Sénat6. La Ligue achéenne est dissoute et partout l’aristocratie est installée au pouvoir. À l’exception de Sparte, Athènes, Delphes et d'autres cités, qui obtiennent le statut de fédérées, toutes les cités grecques doivent payer tribut ; la Béotie est annexée à l'ager publicus. La Grèce est soumise au proconsul de Macédoine jusqu’en 27 av. J.-C. où elle devient la province d’Achaïe.
 
À l’appel de Démétrios II de Syrie, le gouverneur de Judée Jonathan, avec 3 000 hommes, réprime l’insurrection des partisans d’Antiochos et du général Diodote Tryphon. Quelque temps plus tard, Tryphon fait couronner le jeune Antiochos VI et entre dans Antioche. Il confirme Jonathan dans sa charge de grand prêtre et dans la possession des nomes promis par Démétrios II. Il nomme son frère Simon stratégos de la côte phénico-philistine. À la tête des troupes séleucides de C½lé-Syrie, Jonathan prend Ascalon et Gaza puis défait une armée syrienne soutenant Démétrios en Galilée, dans la plaine d’Hazor. Il marche vers le pays de Hamat, bat les Arabes zabadéens, contrôle Damas, tandis que Simon installe une garnison juive à Joppé et fortifie Jérusalem et plusieurs villes de Judée. Jonathan envoie des ambassades à Sparte et à Rome pour assurer ses appuis extérieurs.
 
L'empereur Tibère résout un différend entre la Messénie et Sparte au sujet de l'Ager Dentheliales sur le mont Taygète, reconnaissant la terre à la Messénie.
Juillet
 
Les Hérules arrivent devant Byzance avec une flotte de 500 bateaux, la mettent à sac, passent le Bosphore, ravagent Cyzique5, pillent Lemnos et Scyros, détruisent Athènes, Corinthe, Sparte et Argos. Les Athéniens, sous le commandement de Dexippe, battent les envahisseurs et les chassent d'Achaïe.
 
Les fédérés Wisigoths d’Alaric Ier envahissent la Grèce, franchisent les Thermopyles sans résistance du proconsul Antiochus, ravagent la Béotie excepté la ville fortifiée de Thèbes puis l'Attique. Alaric épargne Athènes, apparemment contre rançon, mais saccage Éleusis et les mystères éleusiniens sont supprimés. Il passe l'isthme de Corinthe et ravage le Péloponnèse : Corinthe, Argos, et la vallée de l'Eurotas, dont Sparte, sont mises à sac, puis Mycènes et Olympie ; seule la petite ville arcadienne de Tégée résiste.
Mars
10/03
Un traité de paix est signé entre les maires de Sparte et d'Athènes en Grèce pour officialiser la fin de leur guerre du Péloponnèse vieille de 431 à 404 avant Jésus-Christ.
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