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Génocide Arménien (70 événements)
Génocide Arménien

(70 événements)

Janvier
 
La troisième armée ottomane, qui s'est engouffrée sans préparation logistique en Transcaucasie, est écrasée par l'armée russe en janvier 1915, à Sarikamish. Ismail Enver accuse les Arméniens de la région de pactiser avec les Russes, causant la défaite à Sarikamish.
02/01
Après le retrait des troupes russes, une grande partie des réfugiés arméniens et assyriens venant d’Ourmia, de Salmast et d’autres villages voisins de Nor Djougha( Nouvelle Djoulfa) sont attaqués et tués par les forces armées turques et kurdes.
12/01
Massacre de 107 arméniens dans le village d’Avgharik.
Février
 
Les Arméniens incorporés dans l'armée sont désarmés et affectés à des bataillons de travail qui seront ensuite liquidés.
 
L'OS est redéployée sur le front intérieur et chargée exclusivement d'organiser la destruction de la population arménienne.
12/02
Début du renvoi des officiels arméniens, de l’emprisonnement des officiers arméniens de l'armée ottomane et de la formation de détachements composés de soldats arméniens désarmés.
18/02
Les délégués régionaux du parti sont informés de la décision et du plan d’extermination des arméniens par des lettres signées Behaeddin Chakir, le plénipotentiaire du Comité Central des Jeunes Trucs.
19/02
Les agents chargés des massacres sont formés par des assassins et des criminels sortis de prison, avec l’ordre de tuer les soldats désarmés travaillant sur la ligne militaire de Karin.
25/02
Enver Pacha signe un décret ordonnant le désarmement des soldats arméniens de la 3è armée.
Avril
08/04
La première déportation d'arméniens est ordonnée à Zeïtoun, dans le nord de la Cilicie.
18/04
60 000 Arméniens sont massacrés dans la région de Van, berceau historique de l'Arménie. La justification avancée pour les massacres est qu'il s'agit d'une réaction face aux désertions d'Arméniens, et surtout face aux quelques actes localisés de résistance. Les survivants se replient dans la ville de Van et organisent leur défense, ce qui sera présenté par le gouvernement comme une révolution, version démentie par tous les rapports des témoins italiens, allemands ou américains (consuls, missionnaires, enseignants…) qui expliquent que les Arméniens ont organisé une défense de la ville pour éviter de subir un massacre.
24/04
Arrestation et déportation de plus de 600 intellectuels arméniens de Constantinople par les Jeunes-Turcs. Date considérée symboliquement comme marquant le début du génocide des Arméniens.
Mai
 
Hasan Mazhar Bey, gouverneur d'Ankara, s'oppose aux ordres de déportation émanant du ministère de l'Intérieur en refusant sa rhétorique génocidaire.
01/05
L'élite protestante arménienne (notamment les professeurs de l'Euphrates College) est arrêtée à Harpout.
02/05
A Trébizonde, les forces de gendarmerie procèdent à la perquisition systématique des foyers arméniens, en ville comme dans les villages, sur ordre du vali Cemal Azmi.
14/05
Par décret du Sultan, la loi sur la déportation est adoptée, et sa mise en œuvre est confiée au Ministre de la Guerre, Enver. Cette loi autorise le commandement militaire à expulser et à déplacer les habitants des villages et des villes, individuellement ou collectivement. Ainsi, l’expulsion des arméniens de leur terre ancestrale par la force et leur déportation vers les déserts arabes est légalisée.
19/05
Massacre des arméniens de Khnous.
20/05
A Adana, le 1er convoi de déportés (plusieurs milliers d'Arméniens) est mis en route vers la Syrie.
22/05
Au centre Nur Osmanie d’Istanbul s’ouvre la réunion “Organisation Spéciale” des Jeunes Turcs. Talaat y présente son projet d’ensemble et les procédures de déportations des arméniens, de contrôle des propriétés laissées par les arméniens, de déplacement des villages et des familles arméniennes.
23/05
Le ministère des Postes et Télégraphes ordonne que tous ses employés arméniens des provinces d'Erzerum, Angora, Adana, Sivas, Dyarbekir et Van soient démis de leurs fonctions.
24/05
Les gouvernements alliés font une déclaration dans laquelle ils accusent la Turquie de « crimes contre l'humanité et la civilisation » et s'engagent à tenir pour responsables les membres du gouvernement ottoman ainsi que toute personne ayant participé aux massacres.
25/05
Le gouvernement ottoman promulgue la loi Tehcir (loi provisoire de déportation) autorisant l'expulsion de la population arménienne hors de l'Empire ottoman, sous couvert de « déplacement de populations suspectes d'espionnage ou de trahison ».
Juin
01/06
12,000 soldats arméniens qui travaillaient dans des camps de travaux forcés depuis le 14 novembre 1914 sont exécutés sur la route de Tigranakert à Kharberd.
02/06
Les députés arméniens Zohrab et Séringulian sont arrêtés et déportés vers la Syrie.
10/06
Une directive instituant des commissions locales chargées de la "protection" des "biens abandonnés" des déportés arméniens est publiée.
11/06
Déportation et massacre de 1700 familles à Khnous.
13/06
L'arrestation des notables arméniens de Talas commence. Ils sont peu après fusillés à Gemerek.
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Le ministère de la Guerre ordonne la saisie de tout le bétail appartenant aux Arméniens et notifie que les certificats d’exemption de déportation ou autres sauf-conduits ne seront que temporaires et provisoires.
15/06
A Kayseri, 11 membres de l'élite arménienne locale sont pendus sur la place de Kömür bazar.
21/06
L'ordre général de déportation de tous les Arméniens est transmis à tous les vilayet par le ministre de l'Intérieur Talât.
24/06
42 notables arméniens sont arrêtés à Trabzon.
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Les déportations commencent à Chapin Garahissar.
25/06
Les 42 notables arméniens arrêtés à Trabzon sont mis en route par bateau et noyés au large de Platana par des çete commandés par Nesad.
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Massacres à Baghech.
Juillet
 
Les derniers regroupements de déportés le long du chemin de fer de Baghdad, à Ras-ul-Aïn (camps de Ras al-Aïn), à Intilli, sont exterminés.
01/07
Début des massacres des arméniens de Kharberd-Méziré, Trabzon et Bayazet.
02/07
Début des massacres dans les villages aux environs de Yozghat.
10/07
Début des massacres à Mouch. De ses 15,000 habitants, seuls 500 ont survécu, et des 59,000 habitants du district, seuls 9000 ont survécu.
15/07
Tahsi, le dirigeant de la ville de Karin, écrit dans sa lettre adressée au gouvernement central : “A Karin, la barbarie a dépassé toute limite. Les offenses honteuses exercées pour l’argent et les femmes sont absolument inhumaines. Il faut mettre un terme à tout cela et particulièrement aux bandes qui opèrent sous le nom “ Teshkilat mahsuse ”. Le dirigeant de la ville de Kharberd écrit encore : “Toutes les routes sont couvertes de cadavres d’enfants et de femmes et ils n’ont pas le temps de les enterrer. Nous ferions mieux de préserver la noblesse et l’image de notre nation”.
18/07
Début de l’autodéfense des habitants de la ville de Sassoun face à l’attaque des troupes turques. Prenant conscience de la menace d’extermination, les habitants se livrent à la défense de leur ville et trois jours plus tard, le 21 juillet, ils font l’ascension du mont Andok.
19/07
Les députés arméniens Krikor Zohrab et Vartkès Séringulian sont exécutés, sur la route menant d'Urfa à Dyarbekir, par un cadre de l'OS, Çerkez Ahmed.
Août
12/08
Enver rapporte le meurtre de 200,000 arméniens.
21/08
3000 Arméniens de Konya sont déportés en un convoi vers la Syrie, sur ordre de Ferid bey.
31/08
Talaat déclare à l’ambassadeur allemand, le Prince Ernst Hohenlohe-Langenburg, que la Question Arménienne n’existe plus.
Septembre
15/09
Le ministre de l'intérieur Talaat Pacha envoie un télégramme à la direction du parti Jeunes-Turcs à Alep : « Le gouvernement a décidé de détruire tous les Arméniens résidant en Turquie. Il faut mettre fin à leur existence, aussi criminelles que soient les mesures à prendre. Il ne faut tenir compte ni de l'âge ni du sexe. Les scrupules de conscience n'ont pas leur place ici » ; puis, dans un second télégramme : « Il a été précédemment communiqué que le gouvernement a décidé d’exterminer entièrement les Arméniens habitant en Turquie. Ceux qui s’opposeront à cet ordre ne pourront plus faire partie de l’administration. Sans égard pour les femmes, les enfants et les infirmes, si tragiques que puissent être les moyens d’extermination, sans écouter les sentiments de la conscience, il faut mettre fin à leur existence.
Février
22/02
Le ministre de l'Intérieur Talât ordonne la liquidation des déportés arméniens internés dans les camps de concentration de la ligne de l'Euphrate et leur concentration à Der Zor.
Mars
07/03
En réponse à un télégramme datant du 3 mars, Abdulhat Nuri informe le ministère que 35,000 arméniens ont été exterminés à Pap et Meskené; 10,000 à Karlk près d’Alep, 20,000 à Tipsi, Apuharrar et Hamam, et 35,000 à Ras el-Ayn. Au total, 100,000.
17/03
40 000 déportés du camp de Ras ul-Ayn sont exterminés par l’Organisation spéciale.
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Début de la déportation de plus de 50,000 arméniens rassemblés à Ras el-Ayn. Les déportations suivies de massacres durent jusqu’en juin, avec l’extermination de 200,000 arméniens rassemblés à Deir ez-Zor.
Juillet
28/07
Le Gouvernement ottoman procède à une "réforme" de la Constitution interne des Arméniens, prévoyant notamment la suppression du Patriarcat arménien de Constantinople et l'exil du patriarche à Bagdad.
Janvier
 
M. Goppert, un officiel de l’ambassade d’Allemagne, rend visite à Enver, Talaat et Halil pour leur demander de mettre un terme à l’islamisation forcée des arméniens sous prétextes d’impératifs militaires ou de sécurité.
Mai
 
Les troupes turques s’emparent de la ville de Sardarapat. Les troupes régulières de l’armée arménienne et les milices s’engagent dans une bataille de la dernière chance contre l’armée régulière turque. Le général Silikyan est nommé responsable de la défense de Sardarapat.
Juin
21/06
La VIe armée ottomane, commandée par le Général Sabis, arrive à Khoy, en Azerbaïdjan iranien, et le chef kurde Simko et ses hommes procèdent à l'extermination de la population arménienne de la ville et des villages des environs.
Juillet
31/07
La VIe armée ottomane entre à Ourmia et extermine 600 Assyriens réfugiés dans la mission française en compagnie de Mgr Sontag.
Août
15/08
Les troupes turques attaquent Alexandropol, transgressant ainsi le traité de Batoumi du 14 juin 1918. Durant 15 heures, la résistance arménienne tient bon et permet aux réfugiés arméniens venus de Karin, Kars, Ardahan et Ardvin de fuir une nouvelle fois la ville. L’armée turque massacre le reste des habitants et attaque les réfugiés, faisant de nombreuses victimes.
Septembre
15/09
Le “Détachement sauvage” du régiment tatar procède à un carnage à Bakou, où 30,000 arméniens trouvent la mort.
Novembre
04/11
Abrogation de la loi Tehcir.
Janvier
08/01
Une Cour martiale est formée à Constantinople pour juger les responsables des massacres des Arméniens.
Mai
22/05
41 inculpés jeunes-turcs sont libérés par la Cour martiale de Constantinople.
Juillet
05/07
Les dirigeants du CUP Talaat, Enver, Djemal et Nazim sont condamnées à mort par contumace pour les massacres d'Arméniens.
Mars
15/03
Talaat Pacha, ancien grand vizir de l'Empire ottoman et architecte en chef du génocide arménien est assassiné à Berlin par un Arménien de 23 ans, Soghomon Tehlirian.
Novembre
07/11
Le Sénat adopte la proposition de loi reconnaissant le génocide arménien de 1915.
Janvier
18/01
L'Assemblée adopte définitivement la loi relative à la reconnaissance du génocide arménien de 1915.
Décembre
22/12
L'Assemblée nationale adopte la loi pénalisant la contestation des génocides (dont celui des Arméniens en 1915).
Février
28/02
Le Conseil constitutionnel censure la loi pénalisant la négation du génocide arménien de 1915, la jugeant contraire à la liberté d'expression.
Avril
09/04
Le pape François rend hommage aux victimes du génocide arménien devant le synode patriarcal de l'Église catholique arménienne reçu au Vatican.
24/04
Des commémorations du centenaire du génocide arménien ont lieu à Erevan.
Juin
18/06
Le Premier Ministre Charles Michel reconnaît à la Chambre, au nom du Gouvernement, le génocide arménien.
Octobre
29/10
La Chambre des représentants vote (405 voix sur 435) la reconnaissance du "génocide arménien".
Avril
24/04
Le Président Biden reconnaît le génocide arménien.