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Chouannerie (161 événements)
Chouannerie

(161 événements)

 
Le marquis de La Rouërie, qui s'est distingué lors de la guerre d'indépendance américaine, crée, avec l'aval du comte d'Artois, une organisation clandestine, l'Association bretonne, qui rassemble par diocèse avec comme principaux objectifs la défense de la monarchie contre la progression du républicanisme, la conservation des propriétés et le rétablissement des lois et coutumes particulières de la Bretagne. Son but est de gagner les garnisons, régiments, maréchaussées et gardes nationales dans les principales villes de Bretagne.
Février
05/02
Les paysans de la région d'Auray remettent aux autorités du district une pétition. D'après le district, ceux-ci demandent « Que tous leurs prêtres ne soient point inquiétés pour le serment. Ils veulent les garder et les protéger ; ils veulent continuer à payer la dîme et que la levée et répartition s'en fassent par la paroisse ».
13/02
Les paysans de la région de Vannes convergent sur la ville pour défendre l'évêque contre les patriotes de Lorient, qui veulent lui imposer la cocarde tricolore.
Mars
03/03
Étienne Bernard, curé réfractaire de Scrignac est arrêté et conduit au château de Brest.
Avril
23/04
Un mouvement de contestation contre la République élit le dénommé Pierre-Marie Coroller, ancien noble, comme nouveau maire.
29/04
Un détachement de la garde nationale est envoyé à Scrignac.
Mai
03/05
Le patriote Jean Péron reprend possession de la mairie de Scrignac, et la commune est contrainte de payer une amende de 16 931 livres.
06/05
Le directoire du département d'Ille-et-Vilaine lance contre le marquis et ses complices un mandat d'arrêt. Mais La Rouërie échappe aux recherches et se réfugie à Launay-Villiers.
31/05
Les rassemblements de nobles au château de La Rouërie et le manque de discrétion d'agents recruteurs alertent les autorités. Le directoire du département d'Ille-et-Vilaine envoie un détachement de dragons fouiller le château et les abords.
Juillet
08/07
« le directoire [de Quimper] fut prévenu, environ sur les trois heures de l'après-midi, que le nommé Alain Nédellec, cultivateur et juge de paix de Fouesnant (...) avait fait publier, à l'issue de la messe paroissiale, à tous ceux qui voudraient prendre le parti du roi et commencer la révolte, de quelque qualité et âge qu'ils fussent, de se rendre en armes ou sans armes près de la chapelle de Kerbader en la même paroisse et qu'il serait donné des armes et des munitions à ceux qui n'en avaient pas », que des affiches ont été placardées et que 400 à 500 hommes armés, dont le nombre augmentait constamment, se rassemblaient à Fouesnant près de la chapelle de Kerbader.
10/07
150 gardes nationaux et 16 gendarmes accompagnés d'une pièce de canon quittent Quimper à quatre heures du matin et se mettent en marche pour Fouesnant[5]. Ils trouvent sur la place 1 000 à 1 100 paysans armés de Fouesnant, La Forêt-Fouesnant, Clohars-Fouesnant, Pleuven et Saint-Yvi. D'après le rapport de l’administration départementale les paysans tendent une embuscade aux patriotes alors que ces derniers parcourent un chemin creux, puis se replient après avoir lâché une décharge, poursuivis par les gardes nationaux qui en capturent plusieurs. Mais ce récit est contraire à la version de Jean-Marie Jézéquel commandant du détachement. Selon ses mémoires il n'y a aucune embuscade dans le chemin creux et une fois arrivés dans le bourg, les patriotes parviennent à convaincre les insurgés de mettre bas les armes. Mais alors que l'affaire semble se régler pacifiquement, Nédellec tue un garde national d'un coup de fusil pour avoir entendu ce dernier tenir des propos désobligeants à son encontre. Les patriotes ouvrent alors le feu et s'emparent du bourg au terme d'un court combat.
29/07
Un curé constitutionnel, Le Coant, s'installe à l'église de Scrignac. Il est considéré comme un intrus, et la troupe venue de Carhaix et de Morlaix ainsi que la garde nationale de la mine interviennent. Ils se heurtent à 3 000 paysans qu'ils chargent à la baïonnette et mettent en fuite après un combat opiniâtre.
Août
14/08
Face au faible nombre de volontaires, le département ordonne un tirage au sort parmi les célibataires âgés de 18 à 45 ans. La mesure est très mal accueillie par les paysans et les premiers soulèvements éclatent dans le Trégor. À Perros-Guirec, Tréguier, Ploubazlanec et dans les environs de Pontrieux, des commissaires sont chassés ou rossés, des gardes nationaux, des patriotes et des volontaires sont désarmés ou malmenés par les paysans et les marins qui refusent le tirage.
Septembre
 
En Mayenne, une troupe de gardes nationaux d'Andouillé, La Brûlatte, La Baconnière et Saint-Germain-le-Guillaume livrent au pillage le château de Fresnay. Alertés par le tocsin, les paysans de Launay-Villiers, Boislin et Bourgon se rassemblent à Launay-Villiers, place que le marquis de La Rouërie venait de quitter après y avoir séjourné clandestinement pendant trois mois. Au chevalier de Farcy, propriétaire du Château de Launay-Villiers, qui cherche à dissuader les insurgés d'attaquer les gardes nationaux, les paysans répondent qu'après les châteaux des nobles, ce seront leurs métairies qui seront incendiées par les patriotes. Un des agents de La Rouërie, Jean-Louis Gavard, secondé par Jean Chouan, prend alors la tête des insurgés. Les paysans se lancent aussitôt à la poursuite des gardes nationaux, qu'ils rattrapent au Bourgneuf-la-Forêt. La charge menée par les frères Pinçon met rapidement en déroute les gardes nationaux qui abandonnent leur butin et laissent 18 morts sur le terrain.
02/09
Valentin Chevetel dit Latouche se rend à Paris, où il dénonce les amnigances de La Rouërie à Danton.
10/09
7 000 à 8 000 paysans marchent sur Pontrieux, mais ils sont repoussés par la garde nationale et la population qui, barricadées dans la ville, tuent 8 de leurs hommes et en blessent une vingtaine.
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Lannion est attaquée par 4 000 à 20 000 insurgés. Les deux partis parlementent, les insurgés exigent le désarmement des gardes nationaux et la libération des prisonniers et des prêtres réfractaires. Mais des coups de feu isolés sont lâchés par les assaillants auxquels répond un tir nourri de la part des gardes nationaux qui mettent en fuite les paysans après leur avoir tué plusieurs hommes.
11/09
1 500 patriotes venus de Morlaix, Guingamp et des environs débloquent la ville et appliquent une répression dans les paroisses révoltées, 560 gardes nationaux sont envoyés à Tréguier permettant la reprise du tirage au sort et la levée du nombre nécessaire de soldats.
Janvier
30/01
Contraint d'entrer en clandestinité et malade, La Rouërie meurt au château de La Guyomarais, à Saint-Denoual.
Mars
 
Sa tête étant mise à prix, Jean Cottereau (dit Jean Chouan) tente en vain de gagner l’Angleterre. Il est reconnu par l'administration avec son frère comme le chef de la coalition.
 
Des jeunes gens refusent le tirage au sort dans le cadre de la levée de 300 000 hommes, des révoltes éclatent en Mayenne, dans le Léon, le Morbihan, l'Ille-et-Vilaine, la Loire-Inférieure, la Vendée et le Maine-et-Loire.
12/03
5 000 paysans s'emparent de Savenay, ceux-ci tuent ou blessent plusieurs gendarmes et mettent en fuite la Garde nationale. Des patriotes sont molestés, le prêtre constitutionnel, un administrateur et deux douaniers sont lynchés.
14/03
4 000 paysans pénètrent dans Vannes, mais sont repoussés à coup de fusil par les soldats.
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A Pluméliau, plusieurs milliers de paysans attaquent deux commissaires escortés par une centaine de gardes nationaux accompagnés de deux canons. Les deux commissaires sont tués, ainsi que trois gendarmes et 25 gardes nationaux.
15/03
Combat de Pontivy.
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Combat de La Roche-Bernard.
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Les insurgés attaquent Pontivy. Les patriotes barricadés dans la ville reçoivent en renfort 50 soldats de Guémené-sur-Scorff et 35 gardes nationaux de Josselin, puis au cours du combat 50 gardes nationaux de Loudéac. Les paysans, découragés, abandonnent le combat et se retirent.
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5 000 paysans venus des environs de La Roche-Bernard, Pontchâteau, et Guérande se rassemblent devant La Roche-Bernard. Les insurgés envoient une proclamation aux patriotes. Les patriotes de La Roche-Bernard laissent les paysans entrer dans la ville à condition de ne pas commettre de pillages. Mais des coups de feu isolés déclenchent le combat, des gardes nationaux sont tués, les autres prennent la fuite et les maisons des patriotes sont pillées.
16/03
Alain Nédellec est pris et condamné à mort par le tribunal criminel du Finistère.
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Les mêmes insurgés marchent sur Rochefort-en-Terre, les 48 patriotes de la ville se rendent sous promesse de vie sauve, néanmoins trois d'entre eux sont lynchés par la foule.
17/03
L'insurrection gagne l'Ille-et-Vilaine. Un détachement de la garde nationale de Rennes est attaqué au pont de Pacé par 4 000 paysans des environs de Pacé. Les gardes nationaux battent retraite et laissent trois blessés qui sont achevés par les insurgés.
18/03
4 000 paysans se rassemblent à Landéan, où ils capturent un commissaire et mettent en fuite un second, la moitié des insurgés se portent ensuite sur Fleurigné, où ils attaquent un détachement de 60 gardes nationaux accompagnés d'un canon. Les patriotes sont secourus par 300 Chasseurs à pied qui dispersent les insurgés après leur avoir tué trois hommes.
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Dans le Léon, au nord du Finistère, l'insurrection éclate à Plabennec, où les paysans attaquent les commissaires escortés par la garde nationale de Brest. Plusieurs gardes nationaux sont tués, mais le général Canclaux leur vient en aide avec 1 200 soldats et met en fuite les insurgés. Canclaux occupe ensuite Plabennec et Lannilis, 120 gardes nationaux prennent également le contrôle de Ploudalmézeau, tandis qu'un autre détachement occupe Gouesnou.
19/03
La Convention décrète que toute personne prise les armes à la main ou porteuse d'une cocarde blanche serait jugée hors la loi et exécutée sous 24h.
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Combat de Fleurigné, combat de Fougères, combat de Mané-Corohan, combat de Plabennec et Combat de Saint-Pol-de-Léon lors de la révolte contre la levée en masse en Bretagne.
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Les paysans se rassemblent à Chanteloup et La Chapelle-Erbrée, puis attaquent Vitré, mais là encore, les insurgés sont repoussés.
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Auray est à son tour attaquée par 3 000 paysans et marins qui sont également repoussés par un détachement de soldats du régiment du Cap renforcés par 300 hommes de la garnison de Belle-Île-en-Mer.
20/03
Alain Nédellec est guillotiné à Quimper le 20 mars 1793. Il fut le premier à être guillotiné dans cette ville.
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Une nouvelle troupe d'insurgés attaque Saint-Pol-de-Léon défendue par des gardes nationaux du Calvados et la garde nationale de Morlaix. Les Normands prennent la fuite, mais les Morlaisiens parviennent à repousser les insurgés. Les paysans restant sous les armes, le général Canclaux lance alors une attaque pour débloquer la ville. Son avant-garde tombe dans une embuscade au pont de Kerguidu entre Saint-Pol-de-Léon et Lesneven. Toutefois, l'armée de Canclaux arrive en renfort et disperse les insurgés, mettant ainsi un terme aux combats particulièrement meurtriers du Léon.
23/03
Dans les Côtes-du-Nord, 500 paysans des environs de Bréhand et de Moncontour se rassemblent et placent à leur tête le chevalier de Boishardy. Celui-ci attaque une diligence transportant un courrier officiel de Paris, puis repousse la garde nationale de Lamballe, qui avait tenté une sortie. Néanmoins, les patriotes font plusieurs prisonniers, neuf d'entre eux sont exécutés et 18 autres déportés, ce qui incita les paysans à se soumettre. Boishardy vit sa tête mise à prix, mais parvint à échapper aux recherches.
25/03
Des renforts affluent de Normandie et d'Île-de-France. Descendant le long de la Vilaine avec 500 hommes et 2 canons, le général Beysser dégage Redon. Plus au sud, 900 hommes sortis de Vannes reprennent Rochefort-en-Terre.
Octobre
24/10
800 insurgés bretons et mainiots des environs de Fougères, Vitré et Laval, commandés par Aimé Picquet du Boisguy et Jean Cottereau, dit « Jean Chouan », capturent par surprise plusieurs centaines de soldats républicains commandés par le général Lespinasse au bourg de La Gravelle, entre Vitré et Laval. Les insurgés relâchent leurs prisonniers, après les avoir désarmés, en échange de la promesse de ne plus combattre dans l'Ouest.
27/10
Les administrateurs de Fougères mentionnent pour la première fois dans leurs rapports, le mot de « Chouans ».
Novembre
14/11
Après une première série de victoires, les Vendéens et les Chouans sont repoussés devant le port de Granville. Cet échec décourage les Vendéens qui contre l'avis des généraux et des Chouans décident de rebrousser chemin afin de regagner la Vendée militaire. Progressivement, les Chouans quittent l'armée royaliste et se cachent dans les forêts[29] ; Jean Chouan se replie dans sa forêt de Misedon.
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Combat de Trébiguet.
25/11
Combat de Coëtbihan.
Décembre
13/12
Cernés par les troupes républicaines, affaiblis par les maladies, les Vendéens et les derniers Chouans encore présents sont écrasés à la bataille du Mans où 15 000 personnes sont massacrées.
Janvier
 
Alors qu'en Vendée militaire les Vendéens, écrasés lors de la Virée de Galerne, tentent de résister contre les colonnes infernales du général Turreau, au nord de la Loire des bandes de Chouans reprennent les armes dans les zones traversées par les Vendéens.
Septembre
11/09
Puisaye s'embarque le 11 septembre 1794 depuis Dinard pour Londres afin de rencontrer le comte d'Artois. Il laisse son second, le major-général Pierre Dezoteux de Cormatin, chargé du commandement par intérim.
Octobre
15/10
Grâce au soutien du premier ministre britannique William Pitt le Jeune, Joseph de Puisaye est reconnu général en chef de l'armée catholique et royale de Bretagne avec le grade de Lieutenant général, de fait son commandement s'étend à tous les territoires insurgés au nord de la Loire y compris le Maine et à l'Anjou où Scépeaux le reconnaît comme général en chef.
Décembre
02/12
Ces recommandations sont suivies par le Comité de salut public et la Convention nationale adopte un décret promettant l'amnistie des insurgés vendéens et chouans qui auront déposé les armes d'ici un mois.
26/12
Le général de brigade Jean Humbert et le chef chouan Boishardy se rencontrent afin d'ouvrir des propositions de paix.
Mars
05/03
Bataille de la Ville-Mario.
19/03
Le chef chouan de Boishardy signe le traité de Moncontour avec Hoche, pour gagner du temps.
Avril
 
Tandis que Puisaye est à Londres, pour négocier un débarquement, Pierre Dezoteux de Cormatin, son lieutenant, s'attribuant les pleins pouvoirs, négocie en avril 1795 le traité de paix de la Mabilais, suivi par une minorité de chefs locaux.
20/04
Traité de la Mabilais signée avec vingt et un chefs chouans.
Mai
28/05
Bataille de Grand-Champ lors de la Chouannerie.
30/05
Bataille de Saint-Bily.
Juin
04/06
Combat de Floranges, pendant la Chouannerie.
17/06
Le chef chouan de Boishardy est capturé et exécuté près de Moncontour, en Bretagne.
27/06
Bataille d'Argentré.
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Bataille du tumulus Saint-Michel, au cours de l'expédition de Quiberon, pendant la Chouannerie. Elle s'achève par la victoire des chouans qui s'emparent du tumulus Saint-Michel, à Carnac.
28/06
Combat de Pont-Sal, pendant la Chouannerie.
Juillet
10/07
Deux colonnes chouannes revêtues d'uniformes anglais s'embarquent sur les navires britanniques depuis la presqu'île et sont débarquées derrière les lignes républicaines. Mais les hommes de la première colonne, commandée par Lantivy du Rest et Jean Jan, se dispersent. La seconde colonne dirigée par Vincent de Tinténiac et secondée par Georges Cadoudal se prépare à attaquer lorsqu'elle reçoit un message de l'Agence royaliste de Paris ordonnant à la colonne de se rendre dans les Côtes-d'Armor afin d'accueillir un second débarquement britannique. Après hésitation et l'opposition de Cadoudal, Tinténiac obéit.
16/07
A Quiberon, les émigrés qui ont reçu 2 000 hommes commandés par Charles de Virot de Sombreuil tentent une offensive mais sont écrasés.
18/07
Tinténiac est tué à Coëtlogon.
20/07
Hoche lance l'ultime assaut contre les émigrés de Quiberon et les met en déroute. D'Hervilly est mortellement blessé, Puisaye parvient à s'embarquer sur un navire britannique. Les républicains font plus de 6 000 prisonniers, 748 d'entre eux sont fusillés dont le marquis de Sombreuil qui la veille de son exécution écrit une lettre au commodore Warren dans laquelle il dénonce la fuite du général en chef Joseph de Puisaye.
Août
26/08
La paix est brisée lorsque le général Lazare Hoche, qui a succédé en mai à Jean Antoine Rossignol à la tête de l'armée des côtes de Brest, ordonne l'arrestation des chefs ayant refusé de signer le traité de la Mabilais, Hoche est persuadé que Cormatin joue un double-jeu. Cormatin est emprisonné et ne sera libéré qu'en 1802.
Septembre
03/09
Combat de la Bataillère.
Décembre
04/12
Bataille de Saint-James.
21/12
Deuxième bataille du Rocher de La Piochais.
30/12
Deuxième bataille de La Croix-Avranchin.
Janvier
 
Puisaye rejoint la division de Fougères, la plus importante d'Ille-et-Vilaine et nomme son chef Aimé Picquet du Boisguy, général en chef de l'Ille-et-Vilaine et de l'est des Côtes-d'Armor.
11/01
Bataille de Romagné.
Mars
08/03
Combat d'Andigné.
24/03
Bataille de la Maison-Neuve, pendant la Chouannerie.
25/03
Combat de la Croix-Couverte.
Avril
09/04
Combat de La Valette.
19/04
Bataille de Saint-Hilaire-des-Landes, pendant la Chouannerie.
Mai
14/05
Face à l'importance des forces républicaines, les Chouans mettent successivement bas les armes. Scépeaux est le premier à se rendre.
Juin
19/06
Capitulation de Cadoudal à Vannes.
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Georges Cadoudal signe la paix.
23/06
Louis de Frotté refuse de signer lui-même la paix il s'embarque pour l'Angleterre.
26/06
Aimé Picquet du Boisguy est le dernier à se rendre.
Juillet
06/07
Un accord de paix est signé avec les Chouans à Fontenai-Les-Louvets, dans l'Orne.
13/07
Hoche annonce que « les troubles de l'Ouest sont terminés ».
16/07
Le Directoire proclame qu'« Il est enfin vrai de le dire aujourd'hui, cette guerre affreuse de la Vendée et des Chouans est éteinte ».
Octobre
17/10
Attentat contre Lazare Hoche.
Mars
18/03
Boisguy est emprisonné.
Juin
24/06
Jean Jan est tué.
Septembre
 
Boisguy s'évade de Saumur mais se blesse lors de l'évasion.
14/09
200 chefs chouans et vendéens se réunissent au château de la Jonchère, près de Pouancé, défendu par 1 200 hommes et fixent une prise d'armes générale pour le 15 octobre. Le commandement est réorganisé : Suzannet succède à Charette à la tête de l'armée du Bas-Poitou et du Pays de Retz à l'ouest de la Vendée et au sud de la Loire-Inférieure, Sapinaud reprend son commandement de l'armée du Centre, tandis que Charles d'Autichamp, succède à Stofflet à la tête de l'armée d'Anjou.
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Georges Cadoudal prend le commandement du Morbihan où il dispose de 18 000 hommes, puis du Finistère et des Côtes-du-Nord où il nomme respectivement Le Paige de Bar et Mercier à la tête de ces départements.
Octobre
06/10
Cadoudal échoue devant Vannes, mais s'empare de Sarzeau.
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Mercier prend Saint-Brieuc.
15/10
Les Chouans se soulèvent. La Chouannerie s'étend et couvre un territoire encore plus étendu qu'en 1796, l'insurrection gagne ainsi le Trégor par le biais de petits chefs locaux comme Pierre Taupin, évadé du bagne guyanais pour revenir à Tréguier venger l'éxecution de son épouse. Elle gagne aussi la Cornouaille jusque dans les environs de Quimper, ainsi que le Calvados, la Manche et l'Orne.
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Bourmont prend Le Mans avec 3 000 hommes.
20/10
Châtillon prend Nantes avec 2 000 à 3 000 hommes.
Novembre
15/11
Le général Gabriel d'Hédouville prend le commandement de l'armée d'Angleterre.
Décembre
04/12
La Prévalaye signe une trêve.
09/12
Le général Gabriel d'Hédouville ouvre des négociations auprès des chefs chouans à Pouancé.
10/12
Cadoudal signe une trêve.
26/12
Frotté signe une trêve.
28/12
Les consuls de la République proclament aux habitants de l'Ouest la liberté religieuse. Mais Bonaparte détache 30 000 hommes des frontières et les envoie dans l'Ouest, sous les ordres du général Guillaume Brune.
Janvier
14/01
Cadoudal fait sa soumission.
16/01
Hédouville est remplacé par Guillaume Brune à la tête de l'Armée d'Angleterre, qui reprend bientôt son ancien nom d'Armée de l'Ouest.
25/01
Bataille du pont du Loc'h.
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Le général Harty, avant même l'arrivée du général Brune, tente une sortie sur Grandchamp, la base de Cadoudal, avec près de 4 000 hommes.
26/01
Victoire des Républicains à la bataille des Tombettes sur les Chouans de Boisguy.
Février
02/02
La Prévalaye se soumet, Boisguy lui succède et poursuit le combat.
04/02
Bourmont signe la paix.
06/02
Boisguy est battu par le général Dumoulin à la bataille des Tombettes.
08/02
Louis de Frotté ordonne la cessation des combats.
11/02
Le chouan Pontbriand traite avec le général de La Barollière au château du Chêne Ferron, près de Plancoët.
14/02
Cadoudal de son côté signe la paix au château de Beauregard, près de Vannes, avec le général Brune.
17/02
Louis de Frotté se rend auprès du général Guidal mais sous prétexte de l'expiration de son passeport il est arrêté.
18/02
Boisguy capitule auprès du général Brune à Rennes.
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Louis de Frotté est fusillé à Verneuil-sur-Avre.
25/02
Georges Cadoudal se rend à Paris.
Mars
04/03
Accompagné de Châtillon, Bourmont, Sol de Grisolles, et Édouard de La Haye Saint-Hilaire, Georges Cadoudal rencontre Napoléon Bonaparte.
30/03
Bonaparte et Cadoudal ont une nouvelle entrevue à la fin du mois. Celle-ci est orageuse, Cadoudal refuse la proposition du premier consul d'entrer dans l'armée républicaine avec le grade de général de division et refuse également de désarmer ses hommes.
Avril
18/04
Le général Bernadotte succède le 18 avril au général Brune à la tête de l'Armée de l'Ouest.
Mai
10/05
Cadoudal est reçu par le Comte d'Artois qui le nomme général en chef de l'armée catholique et royale de Bretagne avec le grade de Lieutenant-général.
20/05
Cadoudal est reçu par William Pitt qui promet un débarquement de 30 000 soldats britanniques à Calais et en Bretagne, il s'engage en outre à faire débarquer 30 000 hommes de plus si l'armée catholique et royale de Bretagne parvient à lever 60 000 soldats.
Juin
03/06
Cadoudal débarque à l'île d'Houat et de là gagne le Morbihan, il commande désormais à toute la Bretagne à l'exception de la rive sud de la Loire-Inférieure. Il réorganise ses troupes et divise la Bretagne en neuf régions, chacune sous les ordres d'un adjudant-général, grade récemment adopté par les Chouans, équivalent à celui de brigadier. Ces officiers sont Pierre Guillemot, Pierre-Mathurin Mercier, dit la Vendée, Pierre Robinault de Saint-Régeant, Jean François Edme Le Paige de Bar, le Comte de Cornouailles, Guimard Coettedreux, Guillaume Le Gris-Duval, Aimé Picquet du Boisguy et Joseph Picot de Limoëlan.
Octobre
19/10
Meurtre de l'évêque constitutionnel Yves Marie Audrein, près de Quimper.
Janvier
21/01
Dénoncé par son hôte, Pierre-Mathurin Mercier est tué à La Motte par une patrouille républicaine.
Août
21/08
Cadoudal débarque à Dieppe.
Août
21/08
Cadoudal gagne Paris.
Mars
09/03
Cadoudal est arrêté par la police de Fouché.
Mai
27/05
Début du procès de Caloudal, avec plusieurs autres conjurés. Il reconnait avoir comploté contre le premier consul mais nie avoir participé à l'attentat du 24 décembre 1800.
Juin
09/06
Cadoudal est finalement condamné à mort, ainsi que 12 autres conjurés.
25/06
Cadoudal est exécuté.
Janvier
05/01
Pierre Guillemot qui a re-débarqué pour tenter de sauver Cadoudal est capturé à la suite d'une dénonciation et fusillé à Vannes.
Mars
22/03
Le colonel Toussaint du Breil de Pontbriand, reçoit du prince de La Trémoille l'autorisation de lever des troupes dans les Côtes-du-Nord.
Mai
26/05
Henri du Boishamon, nommé colonel par le général La Boëssiere, est chargé de prendre le commandement de la division de Médréac.
27/05
En Mayenne, le général chouan Louis d'Andigné s'empare de Cossé-le-Vivien avec 1 500 hommes.
30/05
Les Chouans du Morbihan prennent Ploërmel ne subissant qu'une faible résistance.
Juin
02/06
Une partie des troupes de Courson tombe dans une embuscade tendue par les Fédérés à La Malhoure. Mais les Chouans ne se laissent pas impressionner et contre-attaquent tandis que les renforts menés par Pontbriand mettent les Impériaux en fuite. Ces derniers ont néanmoins perdu peu de monde dans ce premier combat, les Chouans ont un mort et deux blessés.
04/06
Bataille de Redon, les Chouans du Morbihan attaquent Redon mais échouent à prendre la ville dans sa totalité.
10/06
Bataille de Muzillac, victoire des Chouans du Morbihan.
21/06
Bataille d'Auray, pendant la Chouannerie de 1815.
22/06
Camille de Farcy, menacé par plusieurs colonnes venues de Laval, reçoit le soutien de Marin-Pierre Gaullier et d'Henri-René Bernard de la Frégeolière. Les troupes impériales, peut-être informées des négociations entre le gouvernement et les chefs royalistes, se retirent sans combattre.
25/06
L'armée des Chouans du Morbihan apprend la défaite de Napoléon à Waterloo.
30/06
Les Chouans prennent Carhaix sans combattre.
Juillet
01/07
Les Chouans du Morbihan et du Finistère attaquent Châteauneuf-du-Faou mais sont repoussés.
06/07
8 officiers de la légion de Dinan réalisent un coup d'éclat en s'emparant du Fort-la-Latte. Ceux-ci escaladent les murailles et surprennent les 40 hommes de la garnison qui se rendent.
07/07
Les Chouans de la Loire-Inférieure attaquent Guérande mais sont repoussés.
10/07
Alors que Jean Bezier est tué lors d'un combat à Montigné-le-Brillant, la ville de Sainte-Suzanne, tenue par des troupes fidèles à l’Empereur, refuse de se rendre tant que Paris ne reconnaît pas officiellement l’autorité du roi.
13/07
Un détachement de 120 soldats et marins en route pour Brest et portant cocardes tricolores est attaqué par une centaine de Chouans commandés par du Boishamon à Saint-Jouan-de-l'Isle. La veille des soldats de ce détachement avaient maltraités des habitants de Montauban-de-Bretagne, ce qui provoqua la colère des royalistes. Quelques hommes sont tués, puis les ex-Impériaux, surpris, se rendent. Plusieurs doivent crier « vive le Roi » et retirer leurs cocardes, puis ils sont relâchés.
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Sainte-Suzanne, abandonnée par ses défenseurs, arbore le drapeau blanc et se rend à Eugène Boullier, et Isidore Boullier, son frère, qui y entre sans combat.
14/07
Le 47e de ligne quitte Laval.
16/07
Boullier quitte Sainte-Suzanne pour le Morbihan, laissant la place à Camille de Farcy.
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Laval est occupée par Louis d’Andigné, sous les acclamations des royalistes.
20/07
Le prince de La Trémoille débarque à Saint-Malo qui se rallie au Roi.
22/07
Les Chouans défilent à Vannes.
23/07
Pontbriand rassemble environ 1 000 hommes et marche sur Dinan. Malgré quelques tensions avec les fédérés, la ville laisse entrer le prince, Pontbriand et une partie de ses hommes et le combat est évité.
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Un détachement de Chouans entre dans Dinan.
24/07
La colonne de Camille de Farcy s’installe à Laval.
Mai
24/05
Les royalistes vendéens et les Chouans se rallient à la duchesse de Berry et se soulèvent contre le roi Louis-Philippe Ier, qu'ils accusent d'usurper le trône des Bourbons, et prennent les armes pour renverser les Orléans.