Janvier
30/01Contraint d'entrer en clandestinité et malade, La Rouërie meurt au château de La Guyomarais, à Saint-Denoual.
Mars
Sa tête étant mise à prix, Jean Cottereau (dit Jean Chouan) tente en vain de gagner l’Angleterre. Il est reconnu par l'administration avec son frère comme le chef de la coalition.
Des jeunes gens refusent le tirage au sort dans le cadre de la levée de 300 000 hommes, des révoltes éclatent en Mayenne, dans le Léon, le Morbihan, l'Ille-et-Vilaine, la Loire-Inférieure, la Vendée et le Maine-et-Loire.
12/035 000 paysans s'emparent de Savenay, ceux-ci tuent ou blessent plusieurs gendarmes et mettent en fuite la Garde nationale. Des patriotes sont molestés, le prêtre constitutionnel, un administrateur et deux douaniers sont lynchés.
14/034 000 paysans pénètrent dans Vannes, mais sont repoussés à coup de fusil par les soldats.
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A Pluméliau, plusieurs milliers de paysans attaquent deux commissaires escortés par une centaine de gardes nationaux accompagnés de deux canons. Les deux commissaires sont tués, ainsi que trois gendarmes et 25 gardes nationaux.
15/03
Combat de Pontivy.
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Combat de La Roche-Bernard.
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Les insurgés attaquent Pontivy. Les patriotes barricadés dans la ville reçoivent en renfort 50 soldats de Guémené-sur-Scorff et 35 gardes nationaux de Josselin, puis au cours du combat 50 gardes nationaux de Loudéac. Les paysans, découragés, abandonnent le combat et se retirent.
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5 000 paysans venus des environs de La Roche-Bernard, Pontchâteau, et Guérande se rassemblent devant La Roche-Bernard. Les insurgés envoient une proclamation aux patriotes. Les patriotes de La Roche-Bernard laissent les paysans entrer dans la ville à condition de ne pas commettre de pillages. Mais des coups de feu isolés déclenchent le combat, des gardes nationaux sont tués, les autres prennent la fuite et les maisons des patriotes sont pillées.
16/03
Alain Nédellec est pris et condamné à mort par le tribunal criminel du Finistère.
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Les mêmes insurgés marchent sur Rochefort-en-Terre, les 48 patriotes de la ville se rendent sous promesse de vie sauve, néanmoins trois d'entre eux sont lynchés par la foule.
17/03L'insurrection gagne l'Ille-et-Vilaine. Un détachement de la garde nationale de Rennes est attaqué au pont de Pacé par 4 000 paysans des environs de Pacé. Les gardes nationaux battent retraite et laissent trois blessés qui sont achevés par les insurgés.
18/034 000 paysans se rassemblent à Landéan, où ils capturent un commissaire et mettent en fuite un second, la moitié des insurgés se portent ensuite sur Fleurigné, où ils attaquent un détachement de 60 gardes nationaux accompagnés d'un canon. Les patriotes sont secourus par 300 Chasseurs à pied qui dispersent les insurgés après leur avoir tué trois hommes.
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Dans le Léon, au nord du Finistère, l'insurrection éclate à Plabennec, où les paysans attaquent les commissaires escortés par la garde nationale de Brest. Plusieurs gardes nationaux sont tués, mais le général Canclaux leur vient en aide avec 1 200 soldats et met en fuite les insurgés. Canclaux occupe ensuite Plabennec et Lannilis, 120 gardes nationaux prennent également le contrôle de Ploudalmézeau, tandis qu'un autre détachement occupe Gouesnou.
19/03La Convention décrète que toute personne prise les armes à la main ou porteuse d'une cocarde blanche serait jugée hors la loi et exécutée sous 24h.
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Combat de Fleurigné, combat de Fougères, combat de Mané-Corohan, combat de Plabennec et Combat de Saint-Pol-de-Léon lors de la révolte contre la levée en masse en Bretagne.
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Les paysans se rassemblent à Chanteloup et La Chapelle-Erbrée, puis attaquent Vitré, mais là encore, les insurgés sont repoussés.
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Auray est à son tour attaquée par 3 000 paysans et marins qui sont également repoussés par un détachement de soldats du régiment du Cap renforcés par 300 hommes de la garnison de Belle-Île-en-Mer.
20/03Alain Nédellec est guillotiné à Quimper le 20 mars 1793. Il fut le premier à être guillotiné dans cette ville.
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Une nouvelle troupe d'insurgés attaque Saint-Pol-de-Léon défendue par des gardes nationaux du Calvados et la garde nationale de Morlaix. Les Normands prennent la fuite, mais les Morlaisiens parviennent à repousser les insurgés. Les paysans restant sous les armes, le général Canclaux lance alors une attaque pour débloquer la ville. Son avant-garde tombe dans une embuscade au pont de Kerguidu entre Saint-Pol-de-Léon et Lesneven. Toutefois, l'armée de Canclaux arrive en renfort et disperse les insurgés, mettant ainsi un terme aux combats particulièrement meurtriers du Léon.
23/03Dans les Côtes-du-Nord, 500 paysans des environs de Bréhand et de Moncontour se rassemblent et placent à leur tête le chevalier de Boishardy. Celui-ci attaque une diligence transportant un courrier officiel de Paris, puis repousse la garde nationale de Lamballe, qui avait tenté une sortie. Néanmoins, les patriotes font plusieurs prisonniers, neuf d'entre eux sont exécutés et 18 autres déportés, ce qui incita les paysans à se soumettre. Boishardy vit sa tête mise à prix, mais parvint à échapper aux recherches.
25/03Des renforts affluent de Normandie et d'Île-de-France. Descendant le long de la Vilaine avec 500 hommes et 2 canons, le général Beysser dégage Redon. Plus au sud, 900 hommes sortis de Vannes reprennent Rochefort-en-Terre.
Octobre
24/10800 insurgés bretons et mainiots des environs de Fougères, Vitré et Laval, commandés par Aimé Picquet du Boisguy et Jean Cottereau, dit « Jean Chouan », capturent par surprise plusieurs centaines de soldats républicains commandés par le général Lespinasse au bourg de La Gravelle, entre Vitré et Laval. Les insurgés relâchent leurs prisonniers, après les avoir désarmés, en échange de la promesse de ne plus combattre dans l'Ouest.
27/10Les administrateurs de Fougères mentionnent pour la première fois dans leurs rapports, le mot de « Chouans ».
Novembre
14/11Après une première série de victoires, les Vendéens et les Chouans sont repoussés devant le port de Granville. Cet échec décourage les Vendéens qui contre l'avis des généraux et des Chouans décident de rebrousser chemin afin de regagner la Vendée militaire. Progressivement, les Chouans quittent l'armée royaliste et se cachent dans les forêts[29] ; Jean Chouan se replie dans sa forêt de Misedon.
23/11
Combat d'Ambon.
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Combat de Trébiguet.
25/11
Combat de Coëtbihan.
Décembre
13/12Cernés par les troupes républicaines, affaiblis par les maladies, les Vendéens et les derniers Chouans encore présents sont écrasés à la bataille du Mans où 15 000 personnes sont massacrées.