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guerres-de-vendee - 1795 (55 événements)
guerres-de-vendee - 1795

(55 événements)

Janvier
11/01
Un accord est trouvé pour engager des pourparlers officiels.
12/01
Charette, Sapinaud et plusieurs de leurs officiers rencontrent les représentants en mission au manoir de La Jaunaye, à Saint-Sébastien, près de Nantes. Poirier de Beauvais, délégué par Stofflet, et Cormatin, le major-général de Puisaye, chef des chouans de Bretagne, sont également présents.
28/01
Stofflet signe et fait diffuser un manifeste rédigé par l'abbé Bernier condamnant le processus de pacification.
Février
17/02
Après plusieurs jours de discussions, un accord de paix est conclu à La Jaunaye entre Ruelle et Charette, suspendant la guerre de Vendée. Le traité n'est cependant signé que par les représentants républicains et n'est pas ratifié par les chefs vendéens. En contrepartie de la reconnaissance de la République et de la remise de leur artillerie, les insurgés obtiennent l'amnistie, la liberté de culte, une exemption d'impôts et de conscription pour une durée de dix ans, la reconnaissance de leurs propriétés, l'organisation d'un corps de 2 000 gardes territoriaux vendéens, le remboursement des bons émis durant la rébellion et dix-huit millions d'indemnités pour la reconstruction de la Vendée. La question de la libération du roi Louis XVII reste en suspens. Charette, Sapinaud et Cormatin acceptent le traité, mais ils ne sont pas suivis par certains de leurs officiers hostiles à la paix.
18/02
Stofflet arrive à son tour à La Jaunaye. Les représentants lui offrent les mêmes conditions de paix qu'à Charette et Sapinaud, mais il refuse catégoriquement de reconnaître la République.
22/02
Stofflet rompt les négociations et regagne l'Anjou.
26/02
Entrée de Charette à Nantes avec les républicains du général Canclaux.
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L'armée de Stofflet est l'objet de dissensions et plusieurs de ses officiers signent la paix, promettant de ne plus jamais prendre les armes contre la République.
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Charette et Sapinaud font une entrée solennelle dans Nantes et participent à un défilé réconciliateur aux côtés des généraux et des représentants républicains.
Mars
04/03
Stofflet et l'abbé Bernier publient une adresse contre les « ci-devant chefs de la Vendée devenus républicains ».
05/03
Stofflet fait arrêter Prudhomme, le chef de la division du Loroux, qui est condamné à mort et exécuté à coups de sabre pour avoir signé le traité.
06/03
Les Angevins pillent le quartier-général de Sapinaud à Beaurepaire, emportant ses deux canons, 60 chevaux et la caisse militaire. Sapinaud manque lui-même d'être capturé et doit s'enfuir à cheval. Stofflet envisage alors d'entrer en force dans le territoire de l'armée du Centre et de l'armée du Bas-Poitou afin de remplacer Sapinaud par Delaunay et Charette par Savin.
14/03
Les accords de La Jaunaye sont ratifiés par la Convention nationale.
18/03
L'armée du chef vendéen Stofflet bat les troupes de Canclaux à la bataille de Chalonnes.
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Stofflet attaque une colonne républicaine à Chalonnes-sur-Loire.
22/03
Stofflet est battu à la bataille de Saint-Florent-le-Vieil.
26/03
Stofflet signe un cessez-le-feu à Cerizay.
Mai
 
Charette reçoit à Belleville le marquis de Rivière, aide de camp du comte d'Artois, frère de Louis XVI, qui l'informe de l'imminence d'un débarquement royaliste en Bretagne avec l'aide de l'Angleterre et qui lui demande de faire diversion pour faciliter cette opération.
02/05
Stofflet signe la paix à Saint-Florent-le-Vieil, aux mêmes conditions qu'à La Jaunaye.
20/05
Charette, Stofflet et Sapinaud se réunissent au quartier-général de l'armée du Centre pour marquer leur réconciliation.
Juin
 
Charette est cette fois contacté par le comte de Provence, futur Louis XVIII, qui lui fait part de son souhait de venir se joindre à lui.
08/06
Malgré une nouvelle réunion de conciliation à La Jaunaye, la méfiance l'emporte et les deux camps se préparent à une reprise des combats.
24/06
Charette rassemble ses divisions à Belleville et annonce à ses troupes la rupture du traité de La Jaunaye et la reprise de la guerre. Cette décision soudaine, prise par Charette sans avoir consulté ni ses officiers, ni les généraux des autres armées vendéennes, est accueillie sans enthousiasme par ses hommes.
25/06
Charette attaque et prend par surprise le camp des Essarts.
26/06
Charette fait publier un manifeste annonçant la reprise des hostilités et dans lequel il prétend que des « articles secrets » du traité de La Jaunaye prévoyaient la libération de Louis XVII et le rétablissement de la monarchie.
27/06
Bataille de Beaulieu-sous-la-Roche pendant la guerre de Vendée.
28/06
Le chef vendéen Guérin surprend à Beaulieu-sous-la-Roche quatre cents Républicains escortant un convoi de dix mille rations de pain ; les trois quarts des Républicains sont faits prisonniers.
Août
 
Une partie de l'escadre anglaise stationnée devant Quiberon fait voile en direction des côtes vendéennes. Prévenu par le marquis de Rivière, Charette envoie plusieurs milliers d'hommes sur la plage du Pège, entre Saint-Jean-de-Monts et Saint-Gilles-Croix-de-Vie.
04/08
Le clergé réfractaire vendéen tient un synode au Poiré à l'initiative du vicaire général Jean Brumauld de Beauregard, envoyé par Marie-Charles-Isidore de Mercy, évêque de Luçon. Les décisions arrêtées marquent une volonté d'apaisement et une recherche de composition avec la République. Le clergé réfractaire vendéen commence alors à se démarquer de l'insurrection et à œuvrer en faveur de la pacification.
09/08
Massacre de Belleville. Exécution de trois cents prisonniers républicains par les Vendéens, sur ordre de Charette, en représailles des fusillades de prisonniers émigrés et chouans pris à Quiberon.
10/08
Pendant que les Vendéens parviennent à tenir à distance les garnisons républicaines locales, les Britanniques débarquent 1 200 fusils, de la poudre, 3 000 sabres, 300 paires de pistolets, 700 gargousses et deux pièces d'artillerie (→ 12/08).
22/08
Une flotte de 123 navires sous les ordres du commodore Warren sort de Portsmouth avec à son bord 5 000 soldats britanniques commandés par le général Doyle[288] et 800 émigrés emmenés par le comte d'Artois.
23/08
Après une halte aux îles d'Houat et de Hœdic, la flotte britannique arrive en vue de l'île de Noirmoutier, où elle songe à débarquer. Charette est informé de l'expédition, mais il fait savoir que Challans, Bouin, Beauvoir-sur-Mer et Machecoul sont tenus par les républicains et qu'il ne peut lancer un assaut sur l'île depuis les terres.
29/08
Après quelques échanges d'artillerie avec la garnison de Noirmoutier, la flotte britannique renonce et se porte sur L'Île-d'Yeu, plus faiblement défendue et plus éloignée des côtes.
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Le Comité de salut public nomme Lazare Hoche à la tête de l'Armée de l'Ouest, en remplacement du général Canclaux, qui a cédé son commandement pour cause de maladie.
30/08
L'Île-d'Yeu capitule et est aussitôt occupée par près de 6 000 soldats.
Septembre
14/09
Auréolé par sa victoire à Quiberon, Hoche reçoit les pleins pouvoirs du Comité de salut public, qui interdit toute intervention des représentants en mission présents sur place.
25/09
Charette, à la tête de près de 10 000 hommes, tente pour sa part de s'approcher du littoral en attaquant Saint-Cyr-en-Talmondais.
Octobre
03/10
Sapinaud reprend les hostilités et s'empare de Mortagne-sur-Sèvre.
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La flotte britannique fait une nouvelle tentative sur Noirmoutier, mais sans plus de succès. La garnison de l'île a entretemps été renforcée, passant de 1 000 à plus de 6 000 hommes, et les Anglais commencent à manquer d'eau.
04/10
Les troupes républicaines du général Boussard contre-attaquent et reprennent.
10/10
Les républicains occupent Saint-Philbert-de-Grand-Lieu.
11/10
Les républicains occupent Le Loroux-Bottereau et Clisson.
16/10
Les Anglais font un petit débarquement à Saint-Jean-de-Monts pour prendre contact avec Charette, mais le comte d'Artois renonce à venir le joindre.
24/10
Les républicains occupent Les Herbiers.
27/10
Les républicains occupent Pouzauges et Chantonnay.
Novembre
08/11
Le général républicain Charles-François Raoul sort de La Roche-sur-Yon à la recherche de l'ennemi. Près de Mouilleron-le-Captif, il tombe sur une colonne de la division du Pays de Retz, forte de 500 à 600 hommes, dont 60 à 80 cavaliers, qui partaient attaquer un convoi à Dompierre-sur-Yon et marchaient sans méfiance en chantant. La présence de Charette à la tête de cette colonne n'est pas certaine. Raoul place alors ses hommes en embuscade et surprend complètement les Vendéens qui prennent la fuite.
25/11
Sapinaud attaque sans succès Landes-Genusson.
27/11
Les Vendéens sont battus dans les Landes de Béjarry.
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Delaage bat Charette à Saint-Denis-la-Chevasse.
28/11
Les Vendéens sont battus à Saint-Denis-la-Chevasse.
Décembre
05/12
Le général vendéen prend d'assaut le camp des Quatre-Chemins à L'Oie, mais la contre-attaque de Watrin le met en fuite quelques heures plus tard.
24/12
Au village de Montorgueil, le général Charette donne l'ordre à Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière de tendre une embuscade à un convoi républicain sur la lande entre Belleville-sur-Vie et Les Lucs-sur-Boulogne. Selon le récit laissé par Lucas de La Championnière dans ses mémoires, les Vendéens restent longtemps embusqués et le convoi apparaît au moment où ces derniers, lassés, commençaient à se retirer. L'effet de surprise est manqué, mais les Vendéens se jettent sur le détachement patriote qui prend rapidement la fuite. Seuls quelques traînards sont tués. Cependant le chef de division François Pajot gagne à ce moment le champ de bataille et se rue à l'assaut mais il reçoit un coup mortel dans le bas-ventre.
26/12
Le Directoire lui donne le commandement de l'Armée de l'Ouest, de l'Armée des côtes de Brest et de l'Armée des côtes de Cherbourg qui fusionnent pour former l'Armée des côtes de l'Océan. La signature du Traité de Bâle avec l'Espagne lui permet également de recevoir des renforts de l'Armée des Pyrénées.
28/12
Le Directoire proclame l'état de siège dans toutes les grandes communes des départements insurgés.

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