Janvier
02/01Mazarin entre à Épernay.
08/01Vente aux enchères de la bibliothèque de Mazarin (→ 17/02).
09/01Jacques Du Coudray de Geniers et François Bitault, conseillers au Parlement de Paris, sont envoyés à Pont-sur-Yonne, près de Sens, pour empêcher le passage du cardinal de Mazarin, de retour en France à la tête d’une forte troupe commandée par le maréchal d’Hocquincourt. Morangé, à la tête de cent mousquetaires du Languedoc, et après une forte résistance plie sous le nombre, ce qui ouvre au cardinal la route de Poitiers. Bitault est arrêté.
18/01Mazarin passe la Loire à Gien.
24/01Alliance de Condé et de Gaston d’Orléans contre Mazarin.
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Le Parlement qui avait député Bellièvre à la cour pour protester contre le retour de Mazarin, reçoit la réponse de la cour : Mazarin est rentré en France à la tête d’une armée sur ordre du roi. Le Parlement réitère une déclaration de pure forme contre le retour de Mazarin.
28/01Mazarin entre à Poitiers accueilli triomphalement par la reine-mère.
29/01Le comte d’Harcourt écrit à Mazarin qu’il fait prendre à ses troupes les quartiers de rafraîchissement le long de l’Isle et de la Dordogne.
Février
02/02Le duc de Bouillon et son frère, le maréchal de Turenne, arrivent à Poitiers. Ayant obtenu de Mazarin de larges compensations pour la perte de Sedan, ils viennent se mettre au service de la Cour.
Mars
28/03Mazarin apprend la nouvelle de la prise d’Orléans.
29/03Violente querelle entre Nemours et Beaufort qui en viennent aux armes en présence de Mademoiselle lors d’un conseil de guerre tenu dans un faubourg d’Orléans ; Nemours, qui voulait secourir Montrond assiégé, doit céder et après l’arrivée de Condé, l’armée des princes rebelles marche vers Montargis pour couper la route à Mazarin.
Avril
02/04A Paris, manifestation sur le Pont Neuf en faveur des princes (→ 04/04). Ces manifestations populaires contre Mazarin sont orchestrées par le parti des princes. Les désordres sont réprimés par le Parlement et la milice bourgeoise.
11/04Condé arrive dans la capitale. Retz ne fait rien pour l’en empêcher, tant la cause de Mazarin est impopulaire à Paris. Avec Condé, La Rochefoucauld père et fils sont reçus triomphalement à Paris, d’où la cour s’est retirée depuis plus de trois mois.
19/04Une assemblée tenue à l’Hôtel de ville (→ 22/04) décide d’envoyer une députation au roi pour le supplier de renvoyer Mazarin et de revenir à Paris.
28/04Rohan, Chavigny et Goulas se rendent à la Cour à Saint-Germain demander l’exil de Mazarin à la reine et au roi. Mais Mazarin refuse de sortir pendant leur entrevue. Elle tourne à la confusion des visiteurs qui n’obtiennent rien et rendent Condé suspect à ses propres partisans.
Mai
28/05Mazarin amène Louis XIV à Étampes.
Juin
11/06Procession de la châsse de sainte Geneviève, menée par l’archevêque Jean-François de Gondi. La sainte est invoquée contre Mazarin. Le jour même des parlementaires parisiens, suspects de mazarinisme, sont assaillis à leur sortie du Palais.
15/06Grâce à un succès remporté à Villeneuve-Saint-Georges, Turenne oblige le duc de Lorraine (qui, en dépit du traité signé le 6 avec Mazarin, continuait à ravager les alentours de Paris) à tenir parole et à se retirer en Flandre.
25/06Le Parlement refuse de subordonner un éventuel accord avec la cour à l’éloignement préalable de Mazarin. Émeute populaire à l’issue de la séance.
28/06La cour est à Saint-Denis. Mazarin laisse livrer du pain aux Parisiens, à condition que ceux-ci gardent une stricte neutralité dans la bataille qui va être livrée.
Juillet
10/07Mazarin récompense un fidèle, Guy de Bar, maréchal de camp (le 28 janvier 1649). Chargé de conduire les princes de Marcoussis au Havre en novembre 1650, il est fait lieutenant général d’Amiens.
14/07Nicolas Fouquet, replié à Argenteuil, rédige deux mémoires pour Mazarin qui lui exposent la situation à Paris.
18/07Condé force le Parlement de déclarer que le roi est prisonnier entre les mains de Mazarin et fait décerner la lieutenance générale du royaume au duc d’Orléans.
Août
06/08Louis XIV convoque à Pontoise les membres du Parlement qui entendent lui demeurer fidèles. Quatorze parlementaires partis discrètement de Paris s’y rendent un par un. Ils tiennent leur première séance le 7 août dans la grange du couvent des Cordeliers et enregistrent la déclaration royale qui les installe à Pontoise. Ils demandent respectueusement au roi l’éloignement de Mazarin. Molé, premier président, les présidents de Novion et Le Coigneux, Henri de Baradat, l’évêque de Noyon, pair de France, les maréchaux de l’Hôpital et de Villeroy, 18 conseillers et 4 maîtres des requêtes. Du 7 août au 20 octobre, les Parlementaires restés à Paris sous la présidence de M. de Nesmond, tiennent normalement leur session.
12/08Louis XIV promet d’écarter Mazarin pour rétablir la paix civile.
19/08Pour répondre au vœu des parlementaires de Pontoise, désireux d’enlever tout prétexte de révolte à ceux de Paris, Mazarin fait mine de s’exiler à nouveau. Il se rend à Château-Thierry ; de là, il gagne Bouillon.
Octobre
26/10Le roi décide de rappeler le cardinal Mazarin.
Novembre
26/11Au Louvre, le Conseil du roi délibère sur le sort de Retz. Le Tellier et Abel Servien, proposent de l’arrêter en dépit de sa dignité cardinalice. Dans sa lettre du 3 décembre à Le Tellier, Mazarin approuve l’arrestation de Retz.
Décembre
19/12Malgré les avertissements de Caumartin et de la princesse palatine, Retz va au Louvre à 9 heures du matin, après avoir brûlé ses papiers. Vers 11 heures, il est arrêté par le marquis de Villequier, capitaine des gardes en quartier. L’après-midi, il est transféré au château de Vincennes et incarcéré au deuxième étage du donjon. Le public ne manifeste aucune émotion. Mazarin dirige de loin cette réaction, sans vouloir reparaître trop tôt, pour ne pas en assumer la responsabilité.